Chroniques DVD
03
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

oss 117 eurospy hunelle matthews film

Genre : JeanBruceploitation

Scénar : la guerre froide, c'est surtout la peur d’une attaque nucléaire qui viendrait d'un côté ou de l'autre. La flotte de sous-marins atomiques occidentaux est une garantie bien armée de la paix dans le monde mais si quelqu’un pouvait en découvrir les bases, par exemple au moyen d’un radar révolutionnaire, l’équilibre des forces serait rompu…! À Bonifacio en Corse, un américain part en balade en bateau avec son guide et une blonde sublime à la barre pour explorer une énième grotte de la côte. Mais il a dû approcher un endroit qu’il ne fallait pas voir puisqu’il est tué en pleine plongée. Bizarrement, l’équipage déclare juste qu'il n'est pas remonté. Mais les Américains devinent qu'il a été assassiné par ceux qui tentent de fabriquer un détecteur qui pourrait repérer leurs sous-marins : ils envoient sur place leur meilleur agent, le colonel Bonnisseur de la Bath, alias OSS 117.

Après le succès phénoménal de James Bond en ce début des années 1960, les émules aux matricules divers et variés vont déferler. Sauf que personne ne peut y inclure OSS 117, né en 1949 et déjà adapté deux fois au cinéma (dans OSS 117 n'est pas mort et dans l’introuvable Le Bal des espions : HELP !!) quand cette nouvelle aventure est mise en chantier. L’américain aux origines françaises Hubert Bonnisseur de la Bath - ça en jette hein ? - est l’irrésistible espion et dragueur impénitent (que son chef a néanmoins tôt fait de refroidir quand il le faut) qu’André Hunebelle va adapter quatre fois, l’assistant-réalisateur sur ce film, Jacques Besnard, signera lui aussi une aventure de l’espion. Et au programme, de l’espionnage de bande dessinée avec les gimmicks qui tuent : le générique à la gloire du héros (parfois macho !) de l'histoire, le faux aveugle, la personne qui tombe bêtement sur son couteau, le poison mortel…

Cette coproduction franco-italienne, d’après OSS 117 prend le maquis, nous fait le coup, comme la plupart des autres, des jolies filles (Nadia Sanders est une déesse), et des sales tronches pour la bagarre (Daniel Emilfork et son incroyable faciès de busard que l'on croirait faite pour incarner les méchants), des paysages sublimes et exotiques (et pourtant bien français, bon gré mal gré !), mais aussi de la base souterraine high-tech (certes limitée à de petits détails proportionnels à un budget plus serré qu'il n'y paraît ?). L’équipe pond ici un chouette film d'aventure plein d'action où les personnages importent peu puisque les histoires se ressemblent toutes plus ou moins, la musique est comme souvent chez Michel Magne, collaborateur régulier de Hunebelle (éternel Fantomas !), cruciale pour le design général du film, tout comme les 403, Aronde, 4 et 2CV mais aussi des Fiat 500, Italie oblige !

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