Chroniques DVD
03
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

lenzi zorro maciste film bis

Genre : rencontre au sommet du Bis

Scénar : les notables de Nogara sont réunis à une réception où étincellent chacune à leur manière deux princesses fort différentes. Malva la brune complote avec Garcia de Higuera, le capitaine de la garde car elle sait qu’Isabella, sa rivale blonde, a de plus fortes chances de devenir reine. Les choses se précipitent quand le roi meurt de la peste et qu’un détachement doit apporter le nom de l’élue à la cour. Malva veut absolument trouver un homme assez fort pour s’emparer du message avant tout le monde, elle recrute Maciste, un justicier qu’elle embobine proprement. Isabella quant à elle désespère un peu de voir partir son seul ami, le poète Ramon, mais celui-ci lui conseille de se mettre en rapport avec un de ses amis du pays voisin, une sorte de justicier masqué nommé…Zorro ! Isabella le charge d'aller à la rencontre du messager pour être sûre que rien ne lui arrive. Quand Maciste arrive de son côté, c’est pour trouver l'armée décimée par des bandits mais à lui tout seul il attaque leur camp tandis que Zorro arrive à son tour. Puisque les évènements les oppose, la bagarre commence… De la force ou de la ruse, laquelle l'emportera ?

Les Italiens n'ont jamais eu peur de rien et c'est pour ça qu'on les adore ici ! Mais l’affrontement titanesque que nous annonce ce Zorro contro Maciste vaut-il vraiment le détour ? Eh bien pourquoi pas ? Avec un Maciste (Alan Steel, alias Sergio Ciani) que l'on trouve un peu plus vif par rapport à des concurrents qui certes très musclés jouent parfois aussi bien qu'un morceau de siporex, et le plus français des acteurs du cinéma populaire des années 60 (Pierre Brice) et une jolie grappe de têtes connues (Moira Orfei, Maria Grazia Spina, Andrea Aureli, Massimo Serato et bien d’autres), ce rendez-vous en Espagne (ou en tout cas ce qui veut lui ressembler) est l'occasion de raconter une histoire à la fois pittoresque et fantastique comme c'était la tradition en ces années là, et Umberto Lenzi savait y faire pour compiler tout ça avec un très grand classicisme sans manquer jamais de proposer du divertissant avec les jolis costumes et les jolis décors de rigueur, les habituelles danses presque exotiques, l'ambiance opportune de carnaval avec masques et carafon de pinard louche, un festival de coups de poignard dans le dos, bref le trousseau complet.

Le choc s'annonce sismique entre « un bon géant », comme on disait alors, dans ses grandes œuvres torse nu en cassant des chaînes avec ses bras dans les foires pour bien sûr ensuite donner ce qu'il gagne aux gens qui sont dans le besoin et un noble intriguant qui cache bien (mal) son jeu derrière une personnalité délicate mais qui n'en pense pas moins. Et il est vrai que la course-poursuite assez amusante que se livrent les deux personnages qui se volent et se revolent l'objet de leur mission respective est sympathique à suivre, « pimentée » qu’elle est par tout un tas de détails tordus, comme par exemple le fait que cette princesse se balade toute seule dans un carrosse avec un seul cocher pour tomber directement dans les embuscades que l'on voit pourtant arriver de loin, les obligatoires avalanches de rocher en polystyrène qui vont avec, des soldats si cons qu'ils (pour gagner du temps !) s’attaquent à une porte en fer à coup d'épaule au lieu de tourner la clé… Tout ça sur le rythme d’une musique crypto-espagnole remise au goût du jour façon fiesta, voilà de quoi passer un petit moment plutôt rigolo avec cette inimitable goût de nostalgie.

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