Chroniques DVD
08
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : sévère torture

Scénar : 1645, en Angleterre pendant la guerre civile, Matthew Hopkins, avocat en reconversion, profite de la situation pour lancer une chasse personnelle à son profit (« les pendaisons ça rapporte » avoue-t-il lui-même sans fer rouge). Ça tombe bien, les bonnes gens du peuple superstitieux sont de belles balances et des langues de vipère de choix. Avec tout ça, le charpentier est tout juste en train de le terminer qu’on lui apporte déjà la cliente à pendre au gibet au son de l’Apocalypse. Pendant ce temps, alors qu’il sauve son officier sans vraiment le faire exprès, un soldat a droit à une permission et court rejoindre sa promise qui, pas de bol, appartient aux « papistes », cibles bientôt privilégiées du sieur Hopkins, l’amour pourra-t-il donc terrasser la Mort ?

Cher Marsellus Wallace, plus besoin de faire appel à « deux experts complètement défoncés au crack qui vont travailler » les indélicats et « la jouer à la flamme bien moyenâgeuse ! » (voir Pulp fiction de Quentin Tarantino (avec Samuel L. Jackson, Uma Thurman...) 1994), il suffit de passer un coup de fil à Matthew Hopkins qui s’avère à lui tout seul un vrai catalogue de tortures débiles mais raffinées pour mettre à mort les « sorcières » et tient en son acolyte John Stearne un sacré sadique zélé.

Le Grand inquisiteur est un film en costumes fort classique mais très cool avec son superbe concert de cris de douleur bien qu’on ne voit finalement que peu de violence à l’écran, on trouve aussi de beaux amoureux filmés avec pudeur (ça change des italiens ou des espagnols de la même époque hein Jess ou Lucio ?! Tiens va jeter un œil à Béatrice Cenci qui sortira l'année suivante) et le légendaire Vincent Price et sa voix nasillarde sont absolument parfaits pour ce rôle d’humaniste égo-centré (« je respecte profondément la vie, surtout la mienne »). Un film britannique à part dont la noirceur est contrebalancée par l’usage de très beaux paysages, le dernier d’un jeune réalisateur prometteur qui meurt juste après, la poisse (?). On déplore une fois de plus des sous-titres pas relus, donc relous, mais pour le reste, tout va bien.

Bonus : bande annonce, filmos, fiches techniques, un doc sur Reeves (24’, qui donne envie de voir The She Beast et le suivant pour rigoler un peu) et une rencontre avec Jean-Pierre Bouyxou à propos du cinéma gothique et horrifique anglais.

P. S. : pour les fans de heavy metal, ce film a inspiré un excellent morceau de Lee Dorian et CATHEDRAL, voir 

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