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Chroniques DVD
30
Sep
2015

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : road-movie policier

Scénar : « Butch » Haynes est en cavale (il s’est évadé avec un co-détenu sous prétexte qu’il voulait conduire une Ford). Il prend un petit garçon en otage et se fait courser par Red Garnett, un vieux flic rusé et infatigable qui n’a pas grand chose à faire des théories innovantes de Sally Gerber, envoyée par le bureau du gouverneur pour le seconder. Affublé d’une horrible caravane de luxe qu’il s’accapare direct, Garnett va se rendre compte avec le temps qu’il n’a pas affaire à un bandit ordinaire…

Après le fabuleux Impitoyable 1, Clint Eastwood livre un autre excellent film avec Un monde parfait, un tendre road-movie oscillant entre policier et comédie dramatique et initiatique. Il unit sur la route deux enfants seuls dont le destin crève la bulle : Philip échappe un temps à une vie austère de témoin de Jéhovah (rendez-vous compte, des illuminés qui ne fêtent pas Halloween !) tandis que « Butch », abandonné par son père et livré à lui-même jusqu’à la taule, tente malgré lui de retrouver goût à l’humanité, il fait comme si la cavale était un jeu pour Philip qui devient le fils qu’il n’aura jamais. Syndrome de Stockholm au programme…

Bien sûr, avec un film tourné dans le Sud profond des États-Unis, on a forcément droit à un scénario qui évoque le conflit habituel rednecks / bureaucrates, Eastwood est forcément très bon en policier à l’ancienne dans ces Sixties (l’histoire se situe juste avant le Dallas de Kennedy) qui voient l’arrivée de nouvelles technologies de communication et d’enquête, par exemple le profilage, symbolisé ici par Sally Gerber (Laura Dern). Sur un rythme lent, adéquat pour la période et la région abordées, ce récit met aussi en lumière un petit bonhomme, T. J. Lowther, qui ne fera guère plus que des apparitions à la télé ensuite. Dommage. Kevin Costner, en état de grâce après une série de succès énormes (Danse avec les loups, Robin des Bois, prince des voleurs, JFK, Bodyguard…), livre une bonne composition à la mesure d’un Clint franchement convaincant.

La phrase du film est attibuée à Red Garnett : « Le sens de l’humour, Sally ? Sans lui nous ne garderions jamais notre petit déjeuner »

Bonus : trailer

1 voir Impitoyable de Clint Eastwood (avec lui-même, Morgan Freeman...) 1992.

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