Une petite contribution ?

Chroniques concerts
08
Jui
2020

L’Humain n’aurait jamais dû décider de quantifier quoi que ce soit, à commencer par le temps…

Putain, la dernière sortie datant tout de même du 23 février 1, on n’ose compter les jours de peur de s’évanouir de…rage. Mais bon, fallait bien que la Nature botte le cul d’une espèce qui ne pourrait pas se sentir plus supérieure alors qu’elle n’est en réalité qu’un petit rouage infime d’un grand Tout, qu’un insecte hautain qui méritait bien son coup de tapette sur le coin de la gueule… Et quel silence s’ensuivit, quel enfermement !

Et même si de notre côté on est toujours très content de ne voir personne et de rester dedans pour travailler encore et plus, mener à bien des projets (comme soutenir les copains avec Akhatizine qui sortira bientôt en papier, quand il sera complet), on avoue sans honte le manque terrible, bien pire que celui du tabac et de l’alcool qui ont disparu du programme quotidien : la musique live. Alors le sang ne fit qu’un tour quand on sut que la Place rouvrait, certes sous conditions, et qu’en plus nos vieilles connaissances des PALAVAS SURFERS 2 sonneraient le tocsin du retour ! « We’re back, we’re alive ! » qu’y disaient!

Et même si à l’arrivée on se sent comme tous ces jeunes cons que nous avons tous été, ceux qui arrivent à l'école cartable sur le dos, un cartable mal réglé qui impose une drôle de touche à l’allure, avec ces chaussures parfois trop petites ou trop dures, toutes ces bizarres odeurs de neuf et ces appréhensions (la veille, putain de rêve, celle d'être arrivé dans la cour avec des putains de charentaises aux pieds !), tout ça disparaît quand la gueule des copains apparaît ça et là, toujours les mêmes, les fidèles, alors on fait tomber des bif’ dans la caisse pour la bonne cause, on se fait des Palavas bravas et des olives avec le Perrier (où est mon Pulco putain Mickey ?!) et on emmerde rudement les nuages gonflés de pluie.

Et ceux-ci craquent bien sûr, juste pour faire chier, mais le rock n’est maintenant plus à ça près, et les gars montent sur scène, enfin un peu d'oxygène décibélique, même filtré au masque, cette petite scène extérieure comme il fut un temps est parfaite pour le redémarrage et une petite heure de punk la fleur au fuzzy n’est pas pour déplaire, on dérouille les membres, les cervicales surtout, et tant pis si d’autres préfèrent les parasols, on est devant, comme souvent, et on prend nos photos même si la concurrence se bouscule, on veut tous montrer que ce qui nous unit est en vie, le répertoire des SURFERS n’a de plus jamais aussi bien sonné qu’avec cette formation, et ce porte-voix en chemise sait mettre l’ambiance pendant que les musiciens tissent leur toile, l’ambiance est tellement « love » que les pigeons baisent sur le toit (very dick !) et si ça finit tôt, c’est comme pour les bonnes liqueurs (soupir…), c’est en petite quantité qu’on en savoure le goût.

Une putain de bonne soirée à la maison, jeudi c’est INJURY TIME, et si quelqu’un passe par Béziers, on lui dira peut-être même merci d’embarquer à son bord l’atrabilaire ambigu de ces dames, vot’pote Gédéon.

1 voir GLI STRONZI [Ita] + MERCREDI [Fra] + RAW SIGNAL [Fra] à Montpellier, C. A. S. A. le 22/02/20.

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Galerie photos : https://www.nawakulture.fr/photos-concerts.

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