Chroniques CD
05
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Une impression sûrement, mais ce Civil war d’ouverture laisse d’office entrevoir un bien meilleur volume que le premier 1.

Une très belle pièce suivie par un 14 years enthousiasmant, au rythme entraînant et chanté par Izzy pendant qu’Axl excelle au piano de bar. Yesterdays, volontiers heavy, laisse place à une autre effroyable reprise qu’on entendra absolument partout (le Knockin' on Heaven's door de Bob Dylan), y compris chez les ennemis du hard qui se gaussaient pourtant à gorges déployés des T-shirts IRON MAIDEN et autres cheveux longs. Toujours un calvaire à écouter, heureusement vite oublié grâce au frappadingue Get in the ring où mister Rose convoque (en les nommant !) les critiques à venir se bastonner contre lui (ils auraient franchement dû répondre à l’affirmative et lui administrer une putain de tannée, mais, le chanteur le s’en doutait bien, on ne touche pas à une star intergalactique, dommage !). L’adorable Shotgun blues bastonne comme il se doit, la transition avec le duel piano / banjo de Breakdown se passe plutôt bien avant le retour du hard agressif et décadent avec le remuant Pretty tied up, le Locomotive qui suit n’est pas triste non plus, Axl se faisant plaisir à distordre sa voix pendant que le groupe donne l’impression de jammer à l’ancienne. Le lascif So fine offre une pause plus légère avant un Estranged de presque dix minutes constamment enluminées d’un superbe travail de guitare mais la baffe vient du morceau suivant, qui sera choisie pour apparaître sur la bande originale du populaire Terminator 2 - Le jugement dernier : You could be mine, tube total dans le rayon hard rock échevelé avec grosses guitares et refrain absolument génial, sans parler d’un rythme sec et massif qui ne peut qu’engendrer des problème de cervicales, autant dire le top de ce que l’on pouvait attendre d’un tel groupe. Mais pourfuckingquoi enchaîner l’hymne avec la bouse Don’t cry dont les textes sont écrits différemment que sur le volume précédent ? Argh, belle connerie, d'autant que le court My world (1’22) joue au point final un poil superflu.

Globalement : encore un disque contrasté mais plus intéressant par des morceaux moins nombreux mais plus alambiqués, plus long et souvent plus rentre-dedans que sur le premier volume. Et quand on pense que plein de titres en plus avaient été enregistrés pour ajouter d’autres disques à ces deux, on tenait là l’overdose du siècle, heureusement tempérée par une parution en deux fois plus de soixante-quinze minutes. C’est par où l’Alka-Seltzer ?

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