Une petite contribution ?

Chroniques CD
29
Juil
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Depuis notre première rencontre avec le groupe yakèkzané 1,

il semble que les parisiens de TABULA RAZA n’aient pas (ou peu, ne peut-on pas parler de slam avec Interlude ?) changé d’orientation : le punk à la française qui bombarde tant qu’il peut, quitte à parfois poser les vocaux à la six-quatre-deux pour accentuer le côté destroy de la chose. Pourtant bien déterminés à balancer un coup de pompe, festif ou pas, dans le cul d’ « une jeunesse européenne qui se perd sans idéal dans l’illusion libérale, dans la dépression sociale », TABULA RAZA vit au plus près de son temps, l’œil alerte et insoumis bien ouvert sur ce monde de merde en attendant de s’emparer lui-même de son futur, le tout sans ânonner d’énièmes directives d’ayatollahs de comptoir. On peut gueuler, avoir des idées et ne pas bourrer les crânes, prenez-en de la graine bande de glands ! On note des guitares et une basse agréablement versatiles qui plus est soutenues par un bûcheron carré, dénotant tous une bonne connaissance des classiques du rock (du garage fuzzy au proto-hard) et sûrement un don pour les massacrer à l’envi (Rebop tabula), de quoi s’avérer prometteur pour une retranscription live dans la joie et la bonne humeur. Si date pas loin, on en recause, œuf corse.

https://tabularaza.bandcamp.com/releases (pas à jour mais c'est déjà ça)

Comment dire que l’on s’attendait à quelque chose de bien plus bête et grivois pour un groupe nommé LES DEAD BOOBS (mais oui putain, Saint-Maur, bien ouèj !!) ? Il se trouve que non seulement ces franciliens sont de très bons musiciens (dont une batteuse qui bombarde ta grand-mère) mais qu’en plus ils ont des choses à dire, l’habit ne fait pas le moine depuis le temps qu’on vous le serine nandadieu ! Si globalement on parle encore de (parfois disco-)punk français rentre-dedans et revendicatif, mais aussi volontiers mélodique et rigolard au passage, il est aussi allergique à l’hypocrisie ambiante et sensible aux effroyables malheurs des autres à qui l'on ne pense que trop peu (« À cent sur un radeau pour débarquer chez des fachos c’est pas pour le plaisir »), ça ne l’empêche pas de prôner la fiesta et l’acrostiche, et pourquoi pas de citer les fabuleux WARUM JOE ou l’immense Shakespeare. Chez LES DEAD BOOBS, vous voudrez donc bien le noter sur le carnet à spirale : « on fait du rock », mais, malgré le fun au Holy Holster (4 rue Basfroi, à Ris-Pa), sûrement pas que ! « Travail famille Patrick Bruel » ? FUCK OFF !! Vous l’aurez compris, si ceux-ci passent aussi à proximité, on s’empressera de vous rendre compte de leurs exactions soniques.

https://lesdeadboobs.bandcamp.com/

Chouette couv’ en sus ainsi qu'un livret contenant toutes les paroles et une poignée de jolies photos.

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