Une petite contribution ?

Chroniques vinyles
28
Juil
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Avec ou sans son intro provoc,

le fabuleux brûlot Fast as a shark va entraîner des milliers de groupes dans sa suite vers le speed teuton à tendance mélodique et bourrine à la fois, passe donc les images de chars d’assaut à la manœuvre en accéléré et tu seras proche de la vérité, quelle putain de baffe dans la tronche ! Et les cavalcades du morceau-titre de continuer à faire valser les tronches, les poings et les Maß qu’ils agrippent ! Et les refrains de s’imprimer tout seuls dans les caboches, et les imitations hilarantes de ce vieil Udo ne font que commencer (pas vrai Philuze ?!) tant cette gargouille est pour beaucoup dans le son barbare d’ACCEPT. Ahead of the pack rejoint les autres au panthéon, c’est si simple de se laisser happer et de gueuler comme un veau que c’en est presque beau, on imagine les véritables messes métalliques qui devaient se célébrer en Allemagne autour des cinq quand nous n’avions que presque six piges… Shake your heads, encore un tube bien que plus lent et moins décisif, et on aurait peut-être préféré que le long Neon nights soit une reprise mal orthographiée de BLACK SABBATH, car malgré de jolies incartades guitaristiques (rappelant un câlin RAINBOW / SCORPIONS), le tempo est bien trop diplomatique pour nos sauvages esgourdes.

Mais les concepteurs sont sympas, ils ont prévu une deuxième face, Get ready est déjà bien plus enthousiasmant, reprenant la recette hard’n’heavy à gros refrains et beaux soli. Demon’s night est une jolie foire à la castagne avec son enclume et sa rifferie motivée tandis que Flash rockin’ man accélère le tempo, JUDAS PRIEST n’est pas loin, Don’t go stealing my soul away ne semble pas pouvoir résister aux réminiscences AC/DC avant de repasser à son metal carré et rageur. Mais voilà que le disque se termine sur un autre maxitube du groupe, Princess of the dawn, rentre-dedans à souhait, une vraie machine à casser les nuques sans exagérer tempo ou violence. Enregistré avec Michael Wagener chez Dieter Dierks, Restless and wild est loin d’être un disque parfait de bout en bout mais qui contient quelques-unes des perles qui font pour toujours d’ACCEPT un monstre sacré du heavy orthodoxe, on l’aimera toujours pour ça, et la vague heavy / speed allemande qui déferlera en 1984 sonnera comme un hommage à ses premiers pionniers post-SCORPIONS.

Les (néoclassiques, power,) speed et thrash sont déjà là, y a plus qu’à sulfater de punk et laisser reposer quelques mois…

Bizarrement, cette splendide pochette de Flying V en flammes ne passera pas les frontières du reste du monde, c’est une toute conne photo live qui la remplacera sur les autres pressages.

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