Chroniques DVD
19
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Mad Max discount

Scénar : en 2019, la grande guerre nucléaire est terminée. Dans un décor plein de squelettes tout déglingués, quelques survivants affamés tentent de prendre contact avec d’autres mais les Templars, crêtus et moches, font régner la terreur : ils sont des « guerriers vengeurs, des massacreurs, des combattants serviteurs de la Mort », et tuent, détruisent, surtout pour le plaisir. Au milieu de cette bande de cinglés, même le farouche Scorpion réussit à passer pour un héros « positif » c’est dire ! Non mais où va le monde hein ?!

Les Nouveaux barbares fonctionne comme une espèce de western post-apocalyptique (avec le poncho à la Clint et même une référence à Pour une poignée de dollars, ainsi que l’attaque de convoi autour duquel on tourne avec des méharis futuristes et puis on tire avec des lasers tout pourris) que l’on peut situer à mi-chemin entre Mad Max et Ken le survivant avec une pointe de Death Race 2000. Le scénario, issu de la cervelle féconde de Castellari lui-même, est un modèle de l’ultra minimalisme à l’italienne, tout comme d’ailleurs la musique à base de synthés bien kitsch de Claudio Simonetti (le clavier de GOBLIN, tout de même !).

On sort pour l’occasion un casting de costauds avec Giancarlo Prete (Satanik, Le Retour de Kriminal, Les Guerriers du Bronx 2) sous le fabuleux nom de Timothy BrentFred Williamson (M. A. S. H., Une poignée de salopards, Les Guerriers du Bronx, Une nuit en enfer) George Eastman (La Colline des bottes, Anthropofagus, Barbarians…). On a quand même le droit, pardon, de se demander ce que fait donc Venantino Venantini (Les Tontons flingueurs, Le Corniaud, La Guerre des gangs, Frayeurs, Cannibal Ferox), avec cheveux longs et treillis (!), dans ce boxon-là. Sinon on peut remarquer que les enfants sont aussi de redoutables guerriers, même avec un lance-pierre (Mad Max II ?) et conduisent comme Fangio des voitures toutes options avec armes à la James Bond aux bruits de moteurs affreux digne d’un jeu vidéo Amstrad. Mais au fait, tout le monde roule mais avec quelle énergie ?

Résumons : des effets spéciaux dignes d’un mauvais (pléonasme) Chuck Norris fauché (re ?), des enchaînements rapides (un pansement posé et hop, c’est l’amour sous la lune), des détails de plaies un peu gore pour faire oublier les costumes kitsch parfois carrément moches, des scènes parfois tournées dans une campagne verdoyante pas super crédible pour une vraie fin du monde réussie mais aussi d’autres assez chouettes balancées au ralenti pendant les combats et les poursuites.

Bordel : « Je déteste les livres, ils sont le malheur du monde » dixit un des vilains chefs des méchants Templiers de mes deux. Tu peux y aller, même sous la dernière couche de catastrophe on trouvera des illuminés pour imposer leurs croyances à la noix, doit-on y voir de la part d’Enzo Castellari un semblant de critique du fanatisme religieux ? En tout cas il ne semble pas gêné par les tics machos au goût douteux, voire homophobes. C’est du propre !

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