Chroniques vinyles
05
Oct
2008

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

neo inferno 262 industrial black metal vinyle

La planète était-elle prête pour un tel disque en 2008 ? La question mérite d’être posée au vu de la relative confidentialité dans laquelle reposait Hacking the Holy Code depuis sa sortie.

C’est aujourd’hui sous forme de vinyle (mais aussi de cassette, comment faire autrement, hm ?), double qui plus est, que l’OVNI unique de NEO INFERNO 262 revient secouer le monde de metal extrême. Dans un ordre de marche rappelant évidemment MYSTICUM et DIABOLICUM, mais aussi BLACKLODGE, ABORYM et les débuts de l’affreux DIAPSIQUIR, le télescopage brutal du black metal (voix démoniaques, cordes à la fois dissonantes et mélodiques), des musiques électroniques (beat techno parfois boosté jusqu’à la gabber) et industrielles (machines transformant le fond vert de l’existence en séquences cyberfuturistes et logiquement dystopiques) fait du dégât, les membres du groupe ne sont pas les débutants qui montent dans un train en marche mais bien des vétérans de l’underground de Satan, le savoir-faire est éclatant quand là où la chose aurait pu sonner comme un pet de lapin dans l’armure de Robocop, elle se révèle à la fois musicale et cohérente. L’écoute au casque est hautement recommandée pour vraiment se rendre compte de l’effarant boulot d’assemblage des strates diverses et variées.

L’emballage aujourd’hui offert à cette pépite ne s’est pas contenté d’être bêtement dupliqué, le Holy Dress Code inclut désormais une fabuleuse pochette ouvrante dont l’inspection révèle une nouvelle couv’ de M’sieur Metastazis qui commit aussi l’habillage intérieur et les ronds centraux des disques de main de maître.

Cire noire pour 200, rouge pour les 100 autres. Les bons en maths ont saisi, bravo, qu’il allait falloir faire très vite.

https://necrocosm.bandcamp.com/album/hacking-the-holy-code

Tu me manques Marianne.

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