Chroniques DVD
06
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : « Tout le monde est cocu aujourd'hui, faut être dans le vent ».

Scénar : Jean-Louis Matouzec, dit « Matou », est restaurateur de manuscrits à la Bibliothèque Nationale de France. Outre ce métier plein d’action, il est aussi affublé d’une femme télémaniaque, une sinistre conne pour faire court, qui le condamne entre autres au silence pendant ses émissions et aux insipides surgelés-conserves, sans parler de l'ennui le plus mortel. C’est l'administration qui lui donne l'idée d'exploiter son grand talent de faussaire : il va trafiquer les certificats de mariage pour changer d’épouse, et même au fur et à mesure proposer ses services à d’autres malheureux en ménage. Les candidats se feront connaître avec une marguerite à la boutonnière, les Compagnons sont nés. Tout ceci éveille les soupçons de la maréchaussée qui envoie deux limiers pas très fins sur les traces du malin « Matou »…

Ces Compagnons sont le prétexte d’une sévère critique du bourrage de crâne, de l’administration et de l’hypocrisie générale (une constante chez Mocky) et l’occasion de réunir un casting de choc : Claude Rich, souvent agaçant dans des rôles de dadais je-sais-tout, est ici très convaincant dans ce rôle de fonctionnaire virtuose et chaud-lapin, Michel Serrault et Francis Blanche sont les deux flics chargés de l'enquête, le premier est des plus soumis tandis que le second est très sûr de lui mais le hasard va le calmer quand il se fait passer pour un candidat et met sa femme à contribution. On retrouve aussi Michael Lonsdale et tous les figurants habituels sont là : Zardi, Pérès, Legris, Lenoir, Tissier, Rémoleux

C’est sur une chouette petite musique au pipeau que s’agite une belle galerie de personnages tordus pour cette très bonne comédie qui fait encore une petite visite aux églises après Un drôle de paroissien, aux policiers après La Cité de l’indicible peur (ah les « repas prophylactiques » des forces de l’ordre, ça change du cassoulet !) mais dans ce joyeux foutoir on est heureux de rencontrer également des bureaucrates écoeurés par la puissance du papier, des lois et des permis, que diraient-ils aujourd'hui où le mot d’ordre doit toujours être le même : « quand personne ne pourra plus rien faire sans l'autorisation de l'administration, alors nous pourrons dire que la France est bien administrée » ?!

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