Chroniques DVD
06
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

trintignant serge korber comédie romantique

Genre : comédie romantique ET drôle

Scénar : François court comme un dératé dans la rue, poursuivi par une voiture à l'allure lugubre. Deux hommes à chapeaux et lunettes noires en descendent avec des flingues à la main et le poursuivent… Bien sûr, le jeune homme qui a un peu trop lu James Bond se réveille, il lui arrive aussi d’aspirer à devenir une star de la chanson mais le jeune homme n’est qu’un laveur de carreaux et la fille dont il a rêvé n’existe pas. En fait si ! C’est dingue ! Le jour où on lui confie la tâche infernale de faire les vitres d’une immense tour de verre, il l’aperçoit tout en haut jouer la diva ! Qu’elle ne soit en fait que la bonne d’une vieille chouette n’empêche pas notre François de tomber éperdument amoureux. Il l’attend une nuit, puis un matin devant l'immeuble, la voit partir avec une valise et la suit en vélo sans savoir qu'il va faire un paquet de kilomètres et devoir donner de sa personne pour approcher la belle Marie.

Déjà des retrouvailles ! Car Trintignant a déjà joué dans le premier court-métrage de Serge Korber (Un jour à Paris, 1962, dont Pascal Jardin a aussi écrit les dialogues) tandis que la blonde Marie Dubois a joué dans son dernier en date (La Demoiselle de Saint-Florentin, 1965). Ce n’est tout de même pas moins de neuf courts que Korber réalise avant de se lancer sur son premier long, Le 17ème ciel qui, contrairement à nombre de ses films tournés ultérieurement sous le pseudonyme de John Thomas, n’a rien à voir avec la pornographie. Au contraire, il offre un film drolatique et touchant, au ton volontiers parodique dès le départ avec cette super fusillade entre tueurs mais aussi l'apparition du japonais au chapeau melon avec lequel y a bagarre, tout ça sur un tas énorme de billets de 500 balles avant d'arriver dans une pièce où une angélique blonde est assise sur une chaise à bascule : quel homme ce Trintignant, death-y-dément !

L’acteur est survolté et entouré de seconds rôles irremplaçables : Dalio est excellent dans le rôle du maître d'hôtel fou furieux, Jean Lefebvre aussi en homme-à-tout-faire dépressif, ah et ajoutons Bernard Musson, abonné aux personnages hautains et rigides… Toute une époque où l’humour se passe de grossièretés (du burlesque, des quiproquos, des petits gags dignes du muet ou de Tati, comme trimballer un seau et un escabeau - quand ce n’est pas carrément la grande échelle ! - sur un vélo, rien n'est trop beau pour travailler chez Bokaro, on s'appuie beaucoup sur le visuel, Trintignant frise presque le mime quand il joue le pince-sans-rire hilarant au milieu de situations ridicules comme ces scoot qui hurlent à pleins poumons leur hymne dans le train, où encore cette scène où il ne sent pas arriver la marée haute... Ce film méconnu a trop de bon côtés pour rester depuis si longtemps une pépite oubliée : réhabilitation !!

Pour résumer : un très joli couple dans de très joli paysages, d’ailleurs, entre nous, ce magnifique petit château existe-t-il vraiment à Perros-Guirec ?

 

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