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Chroniques DVD
20
Mai
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : poliziescomédie

Scénar : une fillette victime d’un kidnapping doit être soignée d’urgence, un flic sort discrètement le truand Sergio « Monnezza » Marazzi de taule et charge ce « fumier » de s’infiltrer chez le chef de gang Brescianelli. Problème, celui-ci s’est fait rectifier le visage par chirurgie, et seule Mara sa copine peut le reconnaître. « Monnezza » recrute toutefois trois collègues voleurs et s’attaque à ce boulot un rien contre-nature.

Dans la vie, on a parfois droit à un surnom génial que les glands de ta classe trouvent un jour d’intense réflexion. Le mien, c’était « Poireau » à cause d’un grain de beauté sur la joue. Mais ce n’est pas grand chose à côté de « Monnezza » (poubelle, ordure ou fumier en italien), le joli petit nom que l’on colle au sieur Marazzi. Faut dire qu’il ne fait rien pour arranger les choses avec sa tronche hirsute, ses tongs dégliguées et ses mauvaises manières mais même en clodo à la coupe afro terrible, le méconnaissable Tomás Milián (Tire encore si tu peux, Le Dernier face à face, Saludos, hombre, Les Quatre de l'Apocalypse, Bracelets de sang, Brigade spéciale, Flics en jeans, Le Cynique, l'infâme, le violent, et d’innombrables autres…) a une classe folle. Il représente avec force tics un héros un peu anar, une sorte de Trinita du poliziesco inspirée par une dose certaine de comédie dans le polar musclé.

Bon, sinon, rassure-toi, non, tu ne t’es pas fait refiler un DVD défectueux (y a qu’ici que peut arriver un cas comme celui de Dans la peau de Jacques Chirac), Le Clan des pourris n’est pas un western malgré les premières images et le fait que Milián en a tourné un paxon, on est bien évidemment en plein polar à l’italienne avec plein de « gueules » connues du cinéma italien : Claudio Cassinelli (La Lame infernale, La Montagne du dieu cannibale, Le Continent des hommes-poissons, Le Grand alligator, Crime au cimetière étrusque, 2072, Les Mercenaires du futur…), le toujours sinistre Henry Silva (L’Empire du crime, Le Boss, La Rançon de la peur, Les Guerriers du Bronx 2, Ghost Dog…) mais aussi de fréquents braquages (les joies des années de plomb ?), des brigands également auxiliaires de police (bravissimo !), des poursuites où les Alfa taillent la route comme chez les collègues Martino et Massi, en gros de l’action et un soupçon de morale si on trouve trente secondes, autant dire pas souvent. Mais ce film est encore un moment de cinéma divertissant et on ne devrait pas chercher plus que ça.

Bonus : bande-annonce (bavarde), fiche technique, filmographies, galeries de photos, quelques infos sur Milián et une interview de Dardano Sacchetti, co-scénariste qui après Brigade spéciale du même Umberto Lenzi, décide de mêler comédie et polar.

P. S. : en parlant du signore Lenzi, vous trouverez sur ce site des articles au sujet de Kriminal, Les Chiens verts du désert, Pistolets pour un massacre, La Légion des damnés, Le Tueur à l'orchidée, Cannibalis - Au pays de l'exorcisme, La Rançon de la peur, Bracelets de sang, Brigade spéciale

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