Chroniques DVD
01
Oct
2002

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Si on a quelque peu perdu le goût de MEGADETH après le chouette Youthanasia (1994),

on en a toujours conçu de la peine, le génie métallique de la bande à Mustaine n’étant plus à prouver depuis belle lurette…

Filmé tellement pro qu’on dirait parfois un show enregistré pour la télé, la faute peut-être aussi à un public un poil TRÈS mou au début, ce DVD offre tout de même une sélection honnête. Si Dread and the fugitive king donne envie de se pencher sur le cas des disques récents du groupe, ce sont vraiment les vieilleries qui déclenchent un plaisir sans fin : Hangar 18, Hook in mouth, Mechanix, Tornado of souls, Devil’s island, voire même les très bons titres du début des années 90 (Reckoning day, Sweating bullets et les autres cités plus bas), et puis bon Kill the king / Wake up dead / In my darkest hour en semi medley ça calme, ne parlons même pas du final Symphony of destruction / Peace sells / Holy wars = aïeuh !

Les deux petits nouveaux au CV éloquent, Al Pitrelli à la six-cordes et Jimmy DeGrasso aux baguettes, sont bien évidemment des tueurs (pourquoi le batteur n’a-t-il pas d’ailleurs assassiné son coiffeur ?) peu loquaces à l’image de leur nouveau chef mais ça joue tellement qu’on pardonne presque cette froideur proverbiale se muant sur la fin en cinéma bon enfant. Rude awakening n'est pas un live essentiel mais reste un bon témoignage d’une époque révolue avec un gros paquet de classiques pas encore trop massacrés, mais ça viendra assez tôt (tiens, voir par exemple METALLICA [Usa] + SLAYER [Usa] + MEGADETH [Usa] + ANTHRAX [Usa] Retransmission du concert de Sofia à Montpellier, Odysseum le 22/06/10).

Bonus : une partie intitulée « Underground concert » à cause d’images plus destroy (on purpose I suppose ?!) qui propose quelques jolis morceaux pourtant annoncés dans la partie « classique » du DVD (Train of consequences, le chouette Angry again découvert sur la B. O. de Last Action Hero…) mais aussi l’horriblaffreux A tout le monde, une interview (13’ sans sous-titres) du groupe - qui ne comporte bien évidemment que des amis pour la vie, la suite l’a prouvé - tournée dans un cimetière d’avions splendide et une longue dithyrambe écrite par le journaliste Paul Gorgano.

P. S. : deux minutes à perdre ? Lis aussi Dave Mustaine - Splendeur et misère d'une icône thrash de Dave Mustaine et Joe Layden (Camion Blanc - 2011) 

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