Chroniques DVD
17
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : thriller politique

Scénar : un coup de feu retentit : le général Pantaleone, chef d'état-major de l'armée italienne, vient d’être suicidé mais le silence est gardé sur l'affaire car beaucoup de puissants avaient intérêt à le voir mort. Dante Alighieri Mattucci, colonel du contre-espionnage, enquête sur cette histoire de complot all'italiana qui met au jour une véritable attaque contre la démocratie locale : qui donc de ses riches militaires, politiques et industriels a-t-il voulu la mort de Pantaleone, jadis très pote avec un certain Hermann Göring ? Certains craignent, d'autres souhaitent l'émergence d'un gouvernement néofasciste, un coup d'État renversera t-il le régime ? Qui est donc cette Salamandre, tirant son nom de l’animal mythique symbolisant la justice ? Matucci, bien plus malin que beaucoup ne le croient, va devoir faire vite car un assassin déterminé et impitoyable s’affaire à ce que les témoins et les gens au courant tombent tous comme des mouches…

Pour son seul film en tant que réalisateur, l’américain d’origine autrichienne Peter Zinner, connu entre autres pour son travail de monteur sur Le Parrain et sa première suite ou encore Voyage au bout de l'enfer, réunit ici un casting à peine croyable (même si beaucoup d’acteurs de la liste ne font que de très courtes apparitions…) : Claudia Cardinale, Sybil Danning, Anita Strindberg, Franco Nero, Anthony Quinn (qui ne connaît rien aux champignons), Martin Balsam, Christopher Lee, Eli Wallach, Paul Smith (« le chirurgien » avec toujours cette tronche de sadique qui l’a rendu inoubliable dans Midnight express) et, côté musique, Jerry Goldsmith ! Wow ! Difficile de faire mieux, pas vrai ?

Adaptation d'un roman de Morris West, La Salamandre est un thriller réussi et retranscrit plutôt bien l’ambiance hyper tendue des sombres années de plomb, lors desquelles les armées de certains pays occidentaux s’entraînent à la « contre-insurrection ». On a droit à un vrai suspense (une course-poursuite stressante à souhait est à souligner au passage) et à un très bon scénario pimenté par la voix off du personnage principal interprété par Franco Nero, très bon acteur comme souvent, qui ne manque pas d'ironiser à tout bout de champ. On note aussi que le réalisateur a su tirer parti des décors naturellement splendides de Rome, Milan et Venise. Un film méconnu à redécouvrir assurément.

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