Une petite contribution ?

Chroniques DVD
22
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : hallali au clairon de stade

Scénar : Maurice Bruno, arbitre de foot, a le malheur de siffler le penalty qui fait perdre la Coupe d'Europe au club des jaunes et noirs. Or, les supporters des jaunes et noirs sont des bœufs alcoolisés, racistes et microcéphales mais ont surtout misé du blé sur le match. Après la prévisible pluie de canettes et de quolibets s’ensuit une véritable chasse à l’homme. Car les supporters lyncheraient bien Maurice là-tout-de-suite mais il réussit à filer pour passer à la télé où les cro-magnon de service le retrouvent puis le coursent. Dans la foulée, Rico, le leader des acharnés, estropie un de ses propres potes mais fout ça en plus sur le dos de l'arbitre : cours Maurice, cours !

Après le fabuleux Coup de tête de Jean-Jacques Annaud, déjà pas avare en allusions vitriolées, voici qu’on recause foot avec Jean-Pierre Mocky. À la base un roman signé Alfred Draper (1972, sorti à la Série Noire l’année suivante), À mort l'arbitre ! est le nouveau coup de pompe dans la fourmilière administré par Mocky et sa bande. Le milieu du foot, du fanatisme de ses supporters virant hooligans et ce déchaînement d’ultraviolence marquera les esprits, d’autant que les acteurs réunis (Michel Serrault, trompette des supporters très bon en gros con, Eddy Mitchell en malheureux arbitre, Jean-Pierre Mocky, un flic qui se fout du sport et une belle galerie de méchants : Claude Brosset, Dominique Zardi, Jean Abeillé, Antoine Mayor mais aussi la beeeelle Carole Laure, copine journaliste de notre arbitre…) s’en donnent à cœur joie.     

Les fanatiques de ce film qui en parle le premier, terribles connards acharnés à montrer leur débilité profonde, annoncent les catastrophes à venir (le drame du Heysel aura lieu l’année suivante : trente-neuf morts, des centaines de blessés à déplorer…), on ne peut aussi s’empêcher de penser qu'il est un peu dommage que le film, malgré sa course-poursuite effrénée dans les profondeurs d'un chantier souterrain, s’éternise peut-être un peu sur la fin. On tient là tout de même un bon Mocky et s’il on peut noter à un moment la mort d’un certain Béru, on est vite rassuré, ce n’est heureusement celui de San Antonio, ni un NOIR. La justice est presque sauve.

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