Chroniques Blu-Ray
29
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : drame érotique

Scénar : à peine a-t-il fini d'enregistrer que sa petite amie Cecilia lui saute dessus pour lui dévorer les lèvres, mais n’est pas pour autant partante pour une relation sexuelle à la va-vite, surtout si Gaetano s'amuse à lui balancer qu’elle doit se souvenir qui est le patron… Il faut dire qu'il a une façon de placer son instrument qui ne laisse pas la gente féminine indifférente. Le producteur, visiblement jaloux de la fille, la fait partir mais l’amour du couple, parfois compliqué, ne sera brisera pas comme ça. C’est la nuque de Gaetano qui subira ce sort par accident, et le chirurgien qui le prend en charge, très perturbé par le fait que sa femme demande le divorce après des infidélités pas fines et un abandon total des activités conjugales de son conjoint, rate l'opération et entraîne la mort de Gaetano. Cecilia sombre dans le désespoir puis la folie… « Oui, bonjour, vous auriez du chloroforme ? »

 

L'érotisme ne se fait pas prier dans ce Lucio Fulci (qui quitte pour un instant le territoire horrifique / thriller des précédents films 1) : le saxo en plein enregistrement n’est pas le plus free ni le plus dingo, ne serait-ce d’ailleurs pas un morceau d’Aznavour que l’on triture ici sans grande discrétion ? On donne en tout cas à la musique des accents érotiques et l’image suit : le producteur et les autres spectateurs se lèchent carrément les babines ou se mordillent les doigts pendant l’écoute, un tantinet démonstratif pour montrer un pouvoir envoûtant digne de celui du joueur de flûte de Hamelin non ? Les acteurs sont légèrement ridicules dans cette séquence d'ouverture et une fois de plus on préférerait qu’un véritable musicien joue les séquences de musique mais passons.

 

Joliment filmé, ce drame qui vire au thriller s’apparente assez à une exploration des perversions, du jeu de domination qui règne au sein du couple, mais aussi à un syndrôme de Stockholm saupoudré de notes à la Portier du nuit. Brett Halsey, énième américain exilé en Italie pour y trouver le succès (Le Pont des soupirs, Cinq gachettes d’or, Roy Colt et Winchester Jack, Une nuit mouvementée, Demonia, Le Parrain, 3e partie…), délaisse ici Corinne Cléry (Histoire d’Ô, La Proie de l'autostop, Moonraker, Yor, le chasseur du futur…) tandis que se chamaillent Blanca Marsillach (La Chair et le sang…) et Stefano Madia, alors que le réalisateur, c’est une habitude tenace, apparaît cette fois en tant que marchand de souvenirs, celui-ci n’est pas le plus brillant mais il a son caractère, très différent des autres œuvres puisqu’amené de l’extérieur (par le producteur). N’empêche, Lucio prouve en image que BMW peut être très utile pour calmer les nerfs.


1 afin de lire plein d’autres chroniques à l’occasion, clique juste sur les noms en rouge.

Bonus : diaporama, générique français, entretiens avec la fille de Lucio, Antonella Fulci (12’), Corinne Cléry (12’), « Produire Le miel du diable » (entretien avec Vincenzo Salviani, 13’) « Le saxo du diable » (entretien avec Claudio Natili, 10’) et le plus important de ce magnifique médiabook, le bouquin encarté de 80 pages de Lionel Grenier, « Mourir d’aimer », toujours ausi bien mené et mûrement réfléchi.

Infos / commande : https://www.artusfilms.com/lucio-fulci/le-miel-du-diable-330

Les mots-clés :

Vous aimerez sûrement...

Quelques chroniques en vrac

namibie génocide allemagne documentaire tv
usa satanic death metal deicide cd
black death metal france antaeus cd
impetigo blood grind death metal usa split cd
narbonne restaurant pizzeria aude