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Chroniques DVD
07
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : fantasticomique

Scénar : en Transylvanie, le jeune Alfred, assistant du loufoque professeur Abronsius, est très intéressé par les belles femmes qui l'environnent, surtout par Sarah, cette belle rousse qui s'ennuie profondément jusqu’à ce qu’elle se fasse croquer et enlever ! Les paysans accusent les loups de violer les victimes de leur sang à la grande colère du professeur qui sait que tout ce qui se produit est l’œuvre d’…un vampire ! Les gens tombent comme des mouches sous les quenottes des contaminés quand le sinistre comte Von Krolock, qui semble en savoir long sur les études du professeur, invite les deux acolytes à dormir au château où leur enquête continue.

On sentait chez Cul de sac 1 de claires envies de comédie, on tombe en plein dedans avec ce Bal des vampires sorti l’année suivante, une véritable galerie de personnages bizarres et délirants se livrant à des poursuites burlesques, complètement cartoonesques même, sur le rythme d’une musique entre mystère et humour manifeste. Le Polanski acteur excelle dans ce rôle du poltron maladroit, Jack MacGowran est souvent hilarant en campant une sorte de Van Helsing givré à souhait et le vampire pseudo-Christopher Lee Ferdy Mayne (vu dans Les Grandes vacances, Quand les aigles attaquent, Jo ou encore Barry Lyndon…) fait du bon boulot tandis que le quota d’actrices à tomber est rempli avec Fiona Lewis (Le Retour de l'abominable Dr. Phibes, Furie, L'Aventure intérieure…), et bien sûr la sublime Sharon Tate.

Le Bal des vampires est aussi le premier film en couleurs de Polanski, sur le tournage duquel il rencontre et s'amourache de la déesse Sharon Tate qui sera assassinée deux ans plus tard par la secte de Charles Manson dans des circonstances atroces. Mais pour le moment, c’est la vie et l’amour que l’on célèbre, le fameux bal est esthétiquement parfait et malgré le cadre déjanté et fantastique nanti de maquillages (le programme inclut perruques, fausses moustaches, dentiers factices, tout pour le gag !) et attitudes grotesques, les gags parfois un peu embarrassants car bébêtes à souhait, on peut aussi lire dans le film une jolie histoire sentimentale. Le tout a bien vieilli et reste un classique de la comédie fantastique barrée et bourrée d'allusions.

1 au sujet des débuts de Polanski, voir les articles au sujet de, dans l'ordre, Le Couteau dans l’eauRépulsion et Cul-de-sac.

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