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Chroniques DVD
18
Nov
2020

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : polar musclé

Scénar : Eddie Cusack et ses coéquipiers sont en opération pour choper des trafiquants de drogue mais une autre bande fait irruption et mitraille au gros calibre les protagonistes de l'échange, pique le magot, la drogue, et s'enfuit. Après la fusillade, un des flics maquille une bavure en légitime défense. Une enquête est demandée par l'inspection des services et Eddie refuse de soutenir le ripou. À l'époque de la mécanisation électronique des opérations de police, Eddie ne se fie qu'à sa cervelle, à son expérience et à…la loi ! Flanqué de son nouveau coéquipier, il tente de remonter les pistes avant qu’éclate une nouvelle guerre des gangs qui commencent à se décimer entre eux (et tant pis pour les femmes et les enfants, pas de quartier au programme). Eddie remarque entre autre la protection discrète dont bénéficie une jeune instit’ qui est en fait la fille de Tony Luna, gangster que recherche Eddie

Code of silence dans sa version anglaise, Sale temps pour un flic bénéficie heavy-demment du quota de tout ingrédient inhérent au genre polar (oui, ce Chuck Norris-là comporte beaucoup de flingues mais pas beaucoup de karaté…) : la musique typique des années 1980 à bloc de claviers et de soli de guitare au son clinique, des images parfois brutales ou tenant du fantasme (haaa les bastons épiques sur le toit d’un métro, les courses poursuites débridées…) mais aussi, la période oblige, de très élégants accessoires vestimentaires, de la jolie coupe mulet au très seyant bandana rouge. Tout ça, avec un peu d’honnêteté et un beau grammage d’indulgence bissophile, rend le film pas désagréable bien qu’il n'invente rien (quelqu’un lui a-t-il demandé de le faire ?) et défouraille le gros attirail plutôt qu’il ne réfléchit à l’avenir des relations compliquées entre la maréchaussée et les citoyens étatsuniens.

Chuck Norris face au gang de Comacho alias Henry Silva, ça c’est de la l’affiche. Silva est toujours parfait dans ce genre de rôle sinistre, et tiens, on croise aussi la tronche de Dennis Farina. Pour information complémentaire, après ce grand succès public que l’on peut considérer comme un des meilleurs films de Chuck Norris qui pour une fois n’en fait pas forcément des tonnes dans le costume du surhomme, le réalisateur Andrew Davis (Opération crépuscule, Le Fugitif, Poursuite, Meurtre parfait, Dommage collatéral…) passera en 1988 de l’illustre bastonneur moustachu au plus étrange bonhomme de la catégorie dans son film suivant (Nico / Above the law) : Steven Seagal, alors dans son premier rôle, avec qui il commettra également le classique du film d’action moderne Piège en haute mer (1992).

P. S. : presque autant que dans Hitman le cobra, les insultes pour inciter Chuck à sortir de sa cachette sont magnifiques…

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