Chroniques DVD
01
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : action (enfin presque)

Scénar : parce qu’il a tué son frère Roger, Mike veut tuer Philip, mais cet esprit de contradiction sur pattes décide de ne pas se laisser faire d’autant que son aptitude à se fondre dans le béton ou les arbustes de parc lui assurent une certaine domination. Pendant ce temps, peut-être dans un autre pays à une autre époque, Max exhorte les paysans à lutter contre les occupants japonais. D’accord. Bon…

Quand tu étais gamin, tu te rappelles avoir hurlé « yaaaaaaah !!! » avant de mettre un coup de bâton ou de jeter une caillasse ? Ben voilà, là c’est pareil, mais filmé, et même qu’il y a (peut-être) des gens là-dedans qui ont été payés pour le faire ! Admettons tout de même quelque chose : bien que ce film (en tout cas son assemblage) soit très, TRÈS mauvais, c’est surtout les doublages français, moisis au max, qui pourrissent tout avec leur humour nullissime et une vulgarité non feinte. Ils sont en fait à la mesure des dialogues crétins, du scénario incohérent, voire vide, et de la musique pourrie de synthés. A part ça, les décors, mouais ok, ceux de certaines scènes ont la moyenne, soyons juste. Pour ne rien oublier, les costumes et les armes anachroniques sont en plastoc, les enchaînements à l’arrache, le montage déglingos (putain ces raccords !), et la symphonie de stéréotypes à peine croyable.

Au niveau « scénaristique », on ne sait évidemment pas trop à quelle époque ceci doit se dérouler mais de toute façon tout le monde à l’air de s’en foutre comme de son premier M-16 en plastique, même les figurants ont l’air de ne pas croire au truc, c’est dire ! Richard Harrison est peut-être toujours en forme pour commettre un nanar, Mike Abbott assez dingue pour suivre, le récapitulatif n’est tout de même pas brillant : passages suspense ratés, passages comédie ratés, moments de bravoure ratés aussi, le seul « intérêt » réside en un dialogue immédiatement mythique entre les deux occidentaux qui s’insultent copieusement avant de se canarder, le reste est navrant de connerie, vous faut-il quelques preuves ? Un capitaine s’appelle Kirk (prononcez le i comme un i), la révolte paysanne contre « les bouffeurs de poisson cru » occasionne beaucoup de scènes de nuit pour ne pas trop faire voir les innombrables invraisemblances, des signaux de guetteurs splendides, des bruitages atomiques pour d’affreux feux de paillotes et surtout les deux films « jumelés » n'ont rien à voir l'un avec l'autre.

Pour résumer : pas d’histoire, pas d’acteurs (Harrison et Abbott apparaissent en tout et pour tout une dizaine de minutes, un peu comme James Brown lors de ses derniers concerts) et une perte de temps presqu’agaçante - seules des drogues puissantes peuvent motiver des projets pareils - mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour faire sourire un ami hein, joyeux Noël à Arnaud le webmestre de ces lieux qui a quelque peu redonné goût à la vie à votre non-serviteur, spéciale Ged-y-casse !

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