Chroniques DVD
05
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Leone due

Scénar : Deux chasseurs de primes aux tempéraments très différents se lancent aux trousses de l’Indien, un tueur psychopathe impitoyable qui vient de s’évader de prison, de descendre ceux qui l’ont balancé et prépare d’ores et déjà l’attaque de la banque d'El Paso grâce aux précieuses informations divulguées par son compagnon de cellule, assassiné lui aussi par sécurité. Du côté de ses poursuivants, si le cynique Manchot roule exclusivement pour le pognon, le Colonel Mortimer semble en avoir gros sur la patate mais comme il le dit lui-même : « je suis un créancier très patient, une fois l'échéance venue, je me fais toujours payer quoi qu'il arrive »…

La magie Leone frappe encore, d’abord grâce à un casting génial: encore Eastwood et Volonte (Pour une poignée de dollars) mais aussi le fabuleux Lee Van CleefKlaus Kinski dans un petit rôle et un tas d’autres sales « gueules », genre l’affreux Mario Brega. Evidemment, on ajoute l’apport du dieu Ennio Morricone (l’entremêlement musique / image est absolument génial, la boite à musique est inoubliable) et aussi une solide équipe avec comme assistants Tonino Valerii (Le Dernier Jour de la colèreFolie meurtrièreMon nom est Personne…) et Fernando Di Leo mais aussi Massimo Dallamano (Mais qu'avez-vous fait à Solange ?La Lame infernale…) à la photographie. Au menu, toujours autant de gros plans sur les visages, des effets sanglants terriblement efficaces et des détails farfelus comme la scène du début, l’homme à moitié rasé, la bosse de Kinski, le vieux dingo « prophète »…

Ce jeu de flashbacks, un scénario ultra simple mais efficace en diable qui devient une marque de fabrique de Leone, met en scène ce Manchot qui traîne ses guêtres dans un style très samouraï itinérant (Yojimbo, encore toi ?!) avec l’uniforme galurin-poncho-cigare, Eastwood est en fait déjà « charognard » dans le monde poussiéreux d’une sinistre pampa hérissée de cactus et d'agaves en fleurs : Almeria, où règnent regards cruels et crachats gras… Grâce à une musique, des personnages, des dialogues et un scénario géniaux, on regrette juste que le rythme se fasse parfois un peu lent, certainement pour un effet psychédélique, on voudrait presque goûter la mystérieuse "drogue" de Volonte car comment celui-ci fait-il pour avoir des yeux pareils ? Fais tourner !

© GED Ω - 02/02 2015

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