Chroniques DVD
13
Oct
2007

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : un Z qui veut dire Zéro

Scénar : c’est la battue nocturne dans les marais, des détenus se sont sont évadés, les flics se déploient mais sont massacrés par une étrange créature… Au même moment, Delmar, un dadais de la fourrière animale locale, malheureusement inséparable de son harmonica, se tape toutes les plaintes débiles des gens qui croient avoir vu telle ou telle bestiole dans leur jardin. Il croise sur sa route madame le shérif avec qui il était marié, les deux regrettent peut-être cet emploi de l'imparfait mais vont avoir fort à faire avec un bazar compliqué par l’arrivée dans l’histoire d’un groupe d'abrutis en canoë, de deux étudiants venus aider un savant adepte de la manipulation génétique à contrecarrer une bizarre invasion d'anguilles sur le coin, embarquant de plus deux potes crétins avec eux pour égayer le séjour. Delmar était sûr que le savant était responsable des événements : bingo, et pas grand chose ne semble pouvoir arrêter le monstre dans la nature…

Bon, on était prêts à la bonne surprise, et ça a duré au bas mot quarante-cinq secondes, les premières images dans ces jolis décors de bayou étaient chouettes mais direct c'est nawak : les effets spéciaux numériques dégueulasses déferlent. Pourtant, Grave Digger Films brrrr ça faisait peur à l’avance mais…tout faux, le matos habituel des films « récents » est au complet : les acteurs tout à fait pas bons (heureusement pour eux, les dialogues sont du même niveau), le doublage pourri pour être raccord, les effet semi-gore très bon marché, le streum tout moisi nanti d’une tronche à la Alien ou du genre, mais tellement loin d'atteindre l'ongle du petit orteil du pied de la table des responsables des effets spéciaux du film de Ridley Scott, et tant qu’à y être, une petite dose d’humour neuneu manière de contrebalancer l’extrême vulgarité de certains mâles, du gros cradingue d’arrière-cuisine au va-t’en-guerre de service, microcéphale et gueulard.

Alors, « parfois comparé à Anaconda ou Lake Placid » [par des aveugles et des sourds, forcément les deux à la fois], « voici un film qui s'est créé une excellente réputation auprès des fans et des internautes » [crétins incultes élevés au cinéma sur téléphone portable]. « Un futur classique ?» : oui, si l'on considère les vidéo-clubs (R. I. P.) comme des champs de navets prêts à être moissonnés puisque Leviathan s’est directement (et comme prévu par ses fort habiles concepteurs) retrouvé en DVD puis dans les bacs à couillandres à un euro cinquante le kilo. Logique. Reste à savoir pourquoi il nous est impossible de ne JAMAIS RIEN ramener de ces bacs que nous fréquentons assidument à la recherche d’un fou rire nécessaire en ces temps sordides qui feraient replonger dans la picole n’importe quel cerveau valide et rendraient cinglé le premier claustrophobe venu. Alors imaginez les deux ensemble dans la même cafetière, z’en avez pas fini avec le Z mes cocos !

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