Chroniques DVD
02
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: entre chanbara, jidaï-geki et comédie

Scénar: Un samouraï mal embouché qui squatte sans être vu le lieu d'une réunion de jeunes damoiseaux décidés à réagir à la corruption générale du régime mais branquignols et naïfs les avertit qu'ils vont tomber dans un piège. Malgré un évident appât du gain, Sanjuro a bon fond et prend rapidement la tête de la bande.  

Yojimbo est un énorme succès donc la suite est presque obligatoire, des acteurs sont de retour comme Toshiro Mifune qui interprète brillamment un bonhomme flemmard, dégingandé, échevelé, dépenaillé et rude, quasi invulnérable et fin stratège qui réfléchit en grattant sa barbe, très expressif et tout en geste, un personnage à la croisée des futurs Tuco et Blondin, voire de Trinita, qui cependant marche lentement mais puissamment, on retrouve aussi Tatsuya Nakadai (Qui joue aussi dans Les Sept samouraïs) et Masaru Sato dont la musique est toujours aussi inspirée, entre grandeur et menace, des notes d'humour aussi par petites touches pour ponctuer des scènes loufoques.

Le scénario est complexe et se dévoile petit à petit pour rapidement dépasser la simple opposition purs / corrompus, les combats sans effusion opposent des maîtres-joueurs qui avancent leurs pions prudemment mais un seul peut gagner. Ainsi, « Un bon sabre doit rester dans son fourreau » déclare « la vieille » dont l'affreux ohaguro est effrayant pour un occidental normalement constitué. Les femmes prêchent la non-violence à laquelle les hommes tentent de recourir mais c'est relativement compliqué à mettre en œuvre dans une société encore féodale. Voici un film de sabre qui n'oublie pas les moments de comédie irrésistible, par exemple au moyen du personnage Kobayashi, le prisonnier du placard. Mais avec ce penchant pour les scènes de comédie, anormales dans le genre à l'époque, le film aura moins de succès que le précédent. 

« Je m'appelle Sanjuro (Camélia) mais je ne sens pas la rose », déclare ce samouraï un peu anar au milieu de ce complot pour l'ambition et le pouvoir pourtant « Il n'est pas fait pour servir un maître dans un habit d'apparat », sa vie est la route...

BonusDes camélias et un duel (35 mn): anecdotes d'une tournage quelque peu mouvementé, Kurosawa Jidaï-Geki style (26 mn), revient sur les autres films du style avec force anecdotes: RanKagemushaRashomon etc.

© GED Ω - 09/04 2014

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