Chroniques DVD
01
Oct
2018

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

thriller policier huis clos enlèvement kidnapping

Genre : thriller psychologique brutal

Scénar : l'homme surveille le magasin où se rend la très jolie rousse, la voit entrer dans le café, quel beau sourire qu'il suit jusqu'au club de yoga à la sortie duquel il lui saute dessus, la ligote et l'embarque dans son coffre. La jeune femme se retrouve enfermée chez un type du genre méticuleux : sa maison est très bien tenue, très bien conçue, par exemple cette pièce capitonnée où il enregistre ses cris, joue à lui faire peur comme si l'enlèvement ne suffisait pas… Au départ, elle n'a pas décidé de se laisser faire mais, désarçonnée par l'homme qui semble en connaître beaucoup plus sur elle qu’elle ne le croit, elle ne craint pas vraiment pour sa vie, s'il l’avait voulu, elle serait déjà morte et il semble ne vouloir que parler. Un rude combat va s’engager entre deux durs à cuire écorchés vifs, qui sont-ils en réalité, quels lourds secrets unissent leur parcours qui se mange à ce moment-là un méchant coup de frein ?

Voilà un film qu’on n’avait pas vu venir, choisi uniquement à cause de la présence à l’affiche de l’impressionnante Kelly Reilly, une actrice très convaincante ici comme à chaque fois qu'on l'a rencontrée (vue d’abord dans L’Auberge espagnole et Les Poupées russes mais aussi et surtout dans les excellents Eden Lake, Sherlock Holmes et Sherlock Holmes 2 : jeu d'ombres ; elle et son irrésistible charme rouquin livrent en quasi-huis clos un affrontement crédible et terrible à un Luke Evans lui aussi épatant dans cette valse sanglante de doutes, de jalousie, de fractures, de colère, de douleurs infinies…et puis l’amour, encore l'amour en filigrane-fil rouge et pourquoi pas la religion : la foi fait-elle les saints ? De quel côté est donc ce fameux Dieu que tout le monde cite mais que personne n’a jamais vu, que tout le monde interprète pour l’accommoder à sa façon, n’est-il pas juste au fond un lien vers la paix de l’âme ?

Des vues paradisiaques introductives (jolie boulot photo tout le long à saluer, ces prises de vue aériennes sont par exemple hyper chouettes) au joli générique final, Outfall est un très bon moment de cinéma muni des détails que l’on trouve toujours cruciaux : de superbes acteurs à fond dans leur rôle, des décors magnifiques (vers Atlanta donc ?), un beau travail sonore, une musique d'où sourd la menace ici bâtie sur des sonorités dérangeantes par un Christopher Holmes inspiré, et un duo scénario / dialogue assez classique (entre Garde à vue, Misery et Haute tension par exemple ?), histoire brisée par de vifs soubresauts de violence, qui s'effeuille au fur et à mesure à coup de transitions abruptes, de fondus au noir, de séquences saccadées, et tient en haleine jusqu’au bout, contrairement à de nombreux films du même genre qui retombent souvent comme des soufflés sortis d’usine. On recommande, c’est vous qui voyez !

Bonus : making of (13’) très bavard à voir bien sûr après le film, au risque de tout gâcher !

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

putrid offal goregrind grindcore death metal cassette
film malle moreau romet davis drame