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Chroniques DVD
05
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

comédie pieds-noirs philippe clair film

Genre : pieds-noirs à la capitale

Scénar : de la gare de Marseille, une joyeuse bande de jeunes pieds-noirs prennent le train pour Paris où ils ont tôt fait de profiter des bienfaits locaux avec un esprit un poil roublard. Car s’ils découvrent les « joies » des bouchons, des chauffeurs de taxi râleurs et bavards (surtout à propos des « camions-benne » de jadis), trois sur quatre squattent la chambre pendant qu’un bosse à l'hôtel Ritz. Ils se repaissent tous du défilé des filles parisiennes que nos jeunes hommes comptent bien découvrir aussi, employant sans vraiment beaucoup de psychologie les ruses les plus éculées. Mais le destin est parfois étrange. Quand les amis embarquent le fils du patron de l’hôtel à la « Maison du Couscous » où le beau ténébreux Enrico Macias fait une apparition et chante, ils récupèrent au vol un contrat que la star refuse et s’y rendent à sa place, s’improvisant artistes. Mais Deauville est sous l'orage et leurs projets de drague…à l’eau. Sauf que Jean-Philippe fait gagner à la roulette une veuve richissime qui l'invite à une chasse à courre… La puissance et la gloire seraient-elles à portée de main ? Rien n’est moins sûr avec ces oiseaux-là !

« (Long sifflement aigu) Pah, pah, pah, pah, pah… », voyez-les juste attifés en cowboys au milieu de prout-prout superficiels en livrée (avec pastiche de musique de western, c'est toujours mieux que le cor), il y a de quoi faire fuir le malheureux gibier de cette saloperie de chasse. Et si ce n’est pas à cause de la tenue, ce sera avec l’accent, exagéré comme il se doit, tout comme le volume sonore vocal de ces bonhommes que rien n’arrête dans leur course au plus simple vers les plus hauts étages via l’ascenseur social. Joignant l’utile à l’agréable, Annie Girardot, jolie comme tout, joue les fantasques richissimes et fait tourner les têtes dans tous les sens du terme, on croise aussi Marthe Villalonga dont c’est le premier rôle au cinéma mais aussi Darry Cowl pour une prestation dans la lignée de ses pirouettes lunaires. La musique très énergique de Raymond Lefebvre, Paris tu m'as pris dans tes bras par la légende Enrico, et un caméraman qui s'appelle Claude Zidi, tout ça donne un rassemblement intéressant pour les années qui vont suivre, par forcément toujours en partance directe pour la cérémonie des Oscars, mais passons.

Nos « héros » sont déjà quatre et pleins de conneries ; bien avant de rencontrer ses futurs poulains pour le moment chantants, Philippe Clair joue déjà les Charlots dans ce premier film au résultat parfois pas loin d’être un délire tourné entre potes qui avaient des sous de côté pour s’amuser et amuser les autres. Une comédie parfois musicale aux gags visuels rigolos (franchement, la « tchaoupe » derrière la tronche des chauves en balade est hilarante, comme certains autres petits gags même si pour le reste ça ne vole pas très haut), souvent grâce à ces tout petits rôles qui font tout le sel de ce cinéma over-populaire pour ne pas dire la plupart du temps con comme une valise sans poignée, alors non, on n’a pas fini de voir les tronches uniques de Pierre Doris, de Max Montavon, de Jean Gras (le chauffeur bagarreur de la fin du film dont on aimerait avoir le physique afin de corriger tous les conducteurs du dimanche à la prochaine aire d’autoroute) et on est assez content de croiser aussi Renée Saint-Cyr qui après des décennies de cinéma d’auteur, tâtera de la frange filmique franchement franchouillarde française.

La phrase du film : « Tiens, voilà une bande de cons » dit un petit garçon sur leur passage ridiculement endimanché

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