Chroniques DVD
04
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

fernandel ali baba becker film conte

Genre : comédie familiale exotique

Scénar : pour le compte de son maître Cassim, Ali Baba se rend au marché où se vendent encore des esclaves, surtout des femmes. Un homme prétend vendre sa propre fille, ce qui est le cas. Très belle aux yeux de Baba qui devait en acheter deux pour son maître, tant pis il n'en aura qu'une alors que son maître l'attend au tournant. Un nain, des danseuses, des musiciens, une immense demeure, le riche Cassim a tout ce qu’il veut mais il éclate de rage comme prévu, en tout cas jusqu'à ce que Morgiane se mette à danser comme une déesse. Le méchant homme tente de lui sauter dessus mais Baba sort de son sac une astuce et sauve la fille, il va même chercher une herbe pour calmer son maître, le modèle puissant, juste pour être sûr. Dans le même temps, une bande de voleurs attaquent les caravanes et Baba se retrouve inopinément aux premières loges, il assiste caché dans un panier à l'ouverture magique de leur caverne secrète. Comme il est difficile de résister à la tentation, il devient soudainement riche, démissionne, rachète la jeune fille. Cassim est soudain bien sympa avec lui, il le fait boire afin de connaître son secret qu'il ne tarde pas à lui livrer. Le problème, c'est que ce secret arrive aux oreilles du chef des voleurs. Et on ne vole pas un voleur !

On aura beau largement préférer le noir de chez noir auquel le réalisateur avait habitué avant ce film en couleurs (dire que Touchez pas au grisbi est sorti la même année !), il n'empêche que l'on a affaire ici à un classique de la jeunesse qui passait toujours pendant les vacances autant que les Don Camillo, Fantômas, Gendarme et compagnie. Fernandel cabotine comme toujours, use et abuse de son sourire chevalin pour se jouer des puissants sans être contre le fait d'en devenir un, d’autant qu’il n'est pas insensible aux charmes de la danseuse, qu'il aime faire parler de lui et jouer les grands seigneurs. Un personnage tout à fait dans le registre pas fute-fute pour faire rigoler les enfants. On a bien sûr droit à un festival de grimaces et de dialogues rigolos, à un narrateur à la Pagnol et à une musique entraînante et orientale de Paul Misraki, à des couleurs / costumes / décors typiques et même, forcément, à une grotte en carton-pâte. On préfère bien sûr les décors réels du Maroc, on note que le nombre de figurants sur une des scènes finales est juste incroyable et que Jacques Becker a sollicité son entourage puisque c'est son fils Jean qui est son assistant réalisateur sur ce film, chouette même si pas le meilleur inspiré par les illustres contes des Mille et Une Nuits.

Les mots-clés :

Vous aimerez sûrement...

Quelques chroniques en vrac

golden district hxc nantes cd
hardcore nantes cd hardcoretrooper records
ac/dc hard rock australie cd
heavy metal mélodique angra brésil cd
roman peintre juif shoah héritage bouquin