Chroniques concerts
13
Juil
2015

A chaque année ses Déferlantes !

Pour celles-ci, placées sous le signe du V. I. P. (rien à voir avec le taf, jamais reconnu, mais avec un ami qui pense que ça peut faire plaisir, cool non ?), on arrive à temps pour voir les deux-trois derniers morceaux du sétois DEMI PORTION que l’on voit partout en ce moment, le monsieur est très en forme devant un public chaud qui doit faire plaisir quand on passe sur la petite scène Pression Live.

Et puis une véritable éternité passe avant l’activation de la scène du château, on trouve donc là l’occasion de descendre des godets, de jouer au photomaton voire même becqueter une poignée de trucs. Puis bonne surprise avec AGUA ROJA qui remplace au pied levé NIMMO avec une pop rock aérienne plutôt sympa pour une mise en bouche.

Maledizione, après MOTÖRHEAD, ça continue... Le toubib ne permit pas à la divine Gabriella d'être là, Rodrigo se pointe seul, reconnaissons quand même un immense guitariste - et un très bon chanteur aussi - quand on en croise un, avec ses clins d’œil maintenant connus de façon planétaire (Orion, Starway to heaven, Master of puppets, Black sabbath, Creep…) et saluons son grand courage de venir jouer seul. On finira par les voir, un jour.

Rayon mine anti-personnel, c’est quoi ce putain de trio de putain de rockers heavy à mort sauce stoner avec un arsenal Gibson / Rickenbacker & Co., poussons ici le « argh ! » de surprise, les belges de TRIGGERFINGER ramonent sec les conduits auditifs sans pour autant se contenter comme beaucoup de faire seulement dans le riff de bûcherons, un petit tour et puis s’en vont. Le chant se veut félin et le feeling palpable, on passe un sacré bon moment et on s’empressa une fois rentré, d’écouter un peu les albums : on conseille !

Et PLACEBO doit s'inspirer de cette déflagration car les anglais envoient ce soir la grosse artillerie ! On n’a jamais caché être très fan des trois, voire quatre, premiers albums du groupe qui permettaient il fut un temps un autre regard vers le rock (et la pop) britannique après une disette terrible. Forcément, on ne connaît strictement rien au nouveau répertoire du groupe mais malgré quelques mièvreries de passage qu’on ne peut pardonner en festival ensoleillarrosés, le moment est plutôt globalement agréable.

Y a pas, à chaque rencontre avec IAM, on met le doigt dessus : si on a beaucoup de mal avec le hip-hop depuis le début, c’est que c’est un genre qui ne devrait se vivre que sur scène tant Akhenaton et sa clique, par exemple, sont des incendiaires de qualité supérieure en plus d’être les compositeurs entre 1991 et 1997 de (au moins) trois albums essentiels et d’autant de séries de tubes qu’on ne fera pas l’affront de citer ici. La suite de la discographie nous est aussi totalement inconnue et pourtant on ne descotche pas une seconde pendant leur prestation.

Pour finir, au lieu de parler de SKIP THE USE que nous fuyons direct (car cette année nous pouvons), on préfèrera conseiller d’éviter le stand farceur à hot-dog où la blague consiste à verser un demi-pot de moutarde inside pour provoquer des étouffements mémorables. Toutefois, le système des navettes, la notre nous cueille pile-poil au bon moment, et les efforts du festival au niveau écologique nous bottent toujours autant. A l’année prochaine ?

Spéciale Ged-y-casse à Anaïs (le voyage ne fait que commencer...), Lara, Pierre et Steph' (merci d'avoir pensé à nous !) ainsi que la Sam'X famille rencontrée à l'arrache mais que ça fait plaisir quand même, non mais des fois ! 

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