Chroniques CD
11
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

uriah heep hard rock progressif cd

On n’arrête plus URIAH HEEP qui sort à l’automne 1971 son deuxième album de l’année après le très bon Salisbury 1.

Difficile de faire plus hypnotique que le morceau-titre (le premier vrai single du groupe) qui ouvre le bal des sept titres au menu. Ce premier titre n’est pas, encore, sans rappeler DEEP PURPLE, mais on ne peut le résumer à cette ressemblance, la puissance de feu est de sortie - on sent que la tournée américaine a porté ses fruit en terme d’osmose et d’efficacité - et les accointances avec le progressif sont toujours au programme : ça swingue à donf (les percussions d’OSIBISA n’y sont pas pour rien) sans dépercher comme en étaient aussi capables les compatriotes HAWKWIND et UFO. I Wanna Be Free est un autre exemple de cette dualité, on a du gros, gros riffs que viennent tempérer un chant aérien (David Byron était simplement un type GRANDIOSE) et un clavier peace. July Morning, avec une apparition de Manfred Mann au synthétiseur, est un chef d’œuvre d’émotion (qui marche systématiquement live, quels frissons au cœur de la foule), Tears in My Eyes revient au costaud avec un festival guitare / basse / batterie bienvenu (la section rythmique Paul Newton / Ian Clarke mettra les bouts avant l’enregistrement de Demons and Wizards, elle laisse heureusement une superbe trace sur cet album), l’autre longue pièce Shadows of Grief vaut sacrément le détour. On est forcément moins fan du fort calme What Should Be Done mais le final Love Machine, heavy et rapide, emporte tous nos suffrages !

Grâce à un programme parfait, et des critiques qui débouchent enfin leurs oreilles, le succès est là, et on ne saluera jamais assez le génie de Mick Box, en plus de ses talents de musicien, d’avoir eu cette idée de couverture déformant celle ou celui qui y fait face, pas besoin d’acide pour halluciner, c’est moins cher et ça fait moins mal. Bien sûr, cette réédition CD n’offre qu’une pochette couleur argent qui ne reflète death-y-dément pas autre chose que le CD est vraiment un format très moyen MAIS on y trouve pas moins de sept titres bonus inédits issus de sessions à la BBC mais aussi les non-retenus de l’enregistrement (What’s Within My Heart et Why, joyau oublié de plus d’onze minutes !) ou encore des versions longue ou single différentes. La classe !

Le livret contient quant à lui les notes d’origines, les pensées rétrospectives de Ken Hensley (2003), Mick Box (1995) et Paul Newton (2002), tout un tas d’illustrations d’époque, les paroles, etc.

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