Chroniques cinema
13
Mar
2015

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : espionnage semi-parodique

Scénar : 1997, le tout jeune « Eggsy » perd son père alors que celui-ci est en service au Moyen-Orient pour le Kingsman, une organisation ultra-secrète. 17 ans plus tard, le garçon est devenu grand, sa maman une pouf maltraitée par un caïd de bas étage, une vie sordide que le médaillon offert par le Kingsman à la mort du père fait basculer : après une course poursuite (et en marche arrière, la classe !) il freine pour sauver un renard et se retrouve chez les flics. Ayant droit à un appel, il appelle Kingsman… Bienvenue dans un monde où les agents portent les noms des chevaliers de la table ronde, Eggsy se retrouve même candidat pour devenir le nouveau Lancelot sous l’égide du puissant Galaad. Le prolo de la promotion ne tarde pas à montrer des qualités, et il en faudra pour contrer les projets givrés de Richmond Valentine, un milliardaire « visionnaire » et sa tueuse fort sexy à qui la technologie a fait une belle jambe, voire deux…

Une belle surprise dans un genre où l'on n'en attendait plus beaucoup ! Des agents super forts genre James Bond puissance (OSS) 117 qui évoluent dans un univers parodique mais pas si comique que ça, parfois brutal à la Kick Ass (signé par le même réalisateur), avec des bastons super bien chorégraphiées qui rappellent souvent la drôlerie des castagnes de films de zombies, on a même droit à des effets spéciaux pseudo gore marrants, et, toujours dans le rayon horreur, figurez-vous que là-dedans les enfoirés de milliardaires mangent des cheese-burgers avec du Château d'Yquem argh ! Et le héros n’est pas moins décalé, non mais c'est quoi ces pompes avec des ailettes à la Hermès ? De quoi dérouter la très belle - et pas bête ! - Roxy. Mais que fait la police du goût ?!

Un casting impayable est aussi pour beaucoup dans le succès de l’entreprise : outre le héros très doué, Colin Firth,  qui, après les pulls avec une tronche de renne dessus (voir Le Journal de Bridget Jones), est ici affublé d’un horrible futal en tweed, est toujours excellent en pince-sans-rire, tout comme Michael Caine. Et puis on adore aussi Mark Strong (StardustRockNrollaSherlock HolmesKick Ass…) et on ne résiste pas à un Samuel L. Jackson givré qui zozotte et déteste la vue du sang, un méchant formidablement ridicule autant que mégalo , ils font tous de Kingsman un film d'action que l'on voyait carrément plus british mais cool quand même, on n’est tout de même pas chez Austin Powers, il y a au menu du suspense, de l’humour, des tonnes de gadgets invraisemblables et de nombreux clins d'œil à la tradition espionnage vintage, un bon gros feu d'artifice qui ne manque pas de chien même si parfois pas très fin, et qui souligne une fois la dangerosité de ces saloperies de portables (comme celui sur lequel est tapé cet avis héhé). ArgrblmbBOOM !

 

© GED Ω - 13/03 2015

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