Chroniques cinema
22
Fév
2015

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : comédie 

Scénar : Eddie Mannix se confesse chaque jour au désespoir même du prêtre, faut dire qu’il y a de quoi faire semblant d’arrêter de fumer quand on en voit de toutes les couleurs en gérant avec tact mais autorité le personnel des immenses studios Capitol, ainsi que ses relations avec l’extérieur… Une vie infernale qu’on lui propose d’ailleurs d’échanger contre celle de directeur chez un constructeur aéronautique. Mais Mannix s’est rendu indispensable autant que ce travail l’est devenu pour lui. Et qui pourrait prendre l’affaire en main quand la star Baird Whitlock est soudain enlevée par un groupuscule d’illuminés communistes ?

Peut-être qu’en dehors des numéros d’acteurs franchement convaincants (Josh Brolin est formidable, George Clooney hilarant en idiot superficiel et Alden Ehrenreich un excellent acteur maniant de plus très adroitement le lasso), le plus drôle est le film dans le film, ou plutôt LES films : le peplum avec Baird Whitlock (Clooney) qui porte le même nom que le « vrai » film mais aussi le western avec Hobie le demeuré (Ehrenreich) qui se retrouve embrigadé ensuite dans les dialogues de salon du complexe Laurence Laurentz (Ralph Fiennes), les affreuses fééries aquatiques de la superbe mais odieuse DeeAnna Moran (d’où diable Scarlett Johansson tire-t-elle ce charme sulfureux hm ?) ou même une comédie musicale avec claquettes (mieux que celle du Zatoichi de Kitano dis donc !) dirigée par Arne Slessum (Christophe Lambert !).

Hail, Caesar ! permet une vue de l'intérieur du milieu du cinéma façon vintage et en même temps un exercice de style brillant figurant, en plus d’immenses stars, un beau casting de tronches de cake, qui louchent ou zozozent avec jubilation, et échangent via des dialogues aussi fantasques que leurs personnages. Doit-on absolument y voir une nostalgie de l’âge d'or hollywoodien ? Celui-ci est en tout cas le prétexte d’une comédie réjouissante que l’on conseille à tous les cinéphiles à qui les frangins commençaient à manquer sévèrement. Ah, et on aime particulièrement cette voix off charismatique et flegmatique de Michael Gambon (le Dumbledore des six derniers Harry Potter).

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