Chroniques DVD
21
Juil
2007

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : « C’est le chaos. Le chaos total ! »


Scénar : lors du tournage d’un film de fin d’études qui rappelle celui de Kill the nazi, des étudiants, mais aussi leur professeur, découvrent l’invasion des morts vivants et se transforment direct en apprentis journaleux à l’affût du scoop. Mais certains n’emporteront pas au paradis leur voyeurisme malsain qui engendre d’ailleurs un conflit éthique entre ancienne et nouvelle génération : le visage arraché on sourit beaucoup moins facilement à la caméra ! « Méritons-nous d’être sauvés ? » Pas sûr…


Déjà le cinquième volet de la saga des dead, il revient à l’époque de La Nuit semble-t-il, mais explore un nouvel angle d’attaque par le biais de « La mort de la mort », le film dans le film tourné par les protagonistes avec une voix off qui fait le coup de la narration de la panique, des images à la Blair witch / Cloverfield et un jeu de voyeurisme / exhibitionnisme qui devient un guide de survie d’après le jeune réalisateur, un brin démago sur le coup et surtout très hypocrite, qui filme en permanence.


Malgré sa nature gore sans concessions ou presque, chaque épisode donne lieu à un regard acide mais lucide et à un débat philosophique malin, cette fois-ci à propos de la surabondance d’informations, d’images, de sources, où est la vérité dans tout ça ? D’ailleurs on pense voir à un moment un collage de véritables images de journaux télévisés mais le sont-elles vraiment ? « Plus il y a de voix, plus il y a de versions, la vérité n’en devient que plus difficile à trouver. Au final, tout n’est que bruit » : AMEN !


Plus axé sur la peur que le précédent (voir Land of the dead) mais loin des premiers épisodes de la saga, ces Chroniques offrent de bons moments entre vrai carnage au pare-choc, tentative de tuer un mort (!) au défibrillateur , à la dynamite, l’acide ou la faux, on découvre d’ailleurs que les amish sont parfois très efficaces dans l’extermination de la viande impie malgré un matos rudimentaire. Et puis on a enfin droit à un assaut de bâtiments comme dans La Nuit, avec un format qui facilite l’aspect panique de la situation ainsi qu’un savoureux clin d’œil à Inspecteur Harry avec la scène du M16.


Bonus : interview de Romero (13’), des producteurs, des acteurs (17’), un doc sur le maquillage (11’), un autre sur les effets spéciaux (20’), sur l’enregistrement des voix off avec Guilhermo Del Toro, Simon Pegg (toujours aussi doué), Stephen King (5’), les bandes annonces, ainsi qu’un court métrage signé Julien Lefer : La Boucherie sangnom.

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