Chroniques romans
02
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

anthony burgess orange mécanique livre

Alex et ses droogs aiment toltshocker et faire couler « notre bon vieux copain rouge »…


Adeptes de l’ultraviolence, les quatre psychopathes passent leurs nuits à commettre de petits braquages, bastonner les faibles et causer le chaos le plus total partout où ils passent. Ils arrivent toujours à passer entre les mailles de la nasse jusqu’au jour où Alex tue plus ou moins involontairement une vieille dame que ses comparses et lui voulaient cambrioler. Gogre m’en est témoin, on sent dès le début que tout ceci va mal finir, que le retour de bâton sera tzarrible. Alex (le sans-loi) va dérouiller un malenky peu, mais tirera-t-il quelque chose de la leçon ?

« A quoi ça ressemble, ce monde, je vous demande un peu ? Y a des gars sur la lune et d’autres qui tournent autour de la terre comme qui diraient des toupies ou des moucherons autour d’une lampe, mais ici qui est-ce qui fait encore attention aux lois et à l’ordre public ? »

Si Anthony Burgess raconte son histoire à travers ce livre (en particulier le viol de sa femme par une bande de salopards), il livre en même temps une belle et violente critique du système (carcéral, politique, familial, tout passe dans la bolchoïe moulinette) loin de ce que beaucoup d’esprits simples voit comme la seule épopée de jeunes punkoïdes dans une Angleterre guindée-figée. L’Orange mécanique, de par sa forme et la virtuosité post-célinienne de son auteur qui révolutionne la langue au moyen d’un argot vif et musical (inspiré par le russe et le romani) qui fuse à tous les coins de ligne vu que c’est Alex qui narre, est un bouquin mythique qui, vingt-cinq ans après une première lecture, a gardé toute sa fraîcheur dingue, de quoi se bindonsker plus plus, voire même pommer le govoritt des protagonistes avec un glossaire en fin de volume.

Un peu moins de dix ans plus tard, un certain Stanley Kubrick adapte le récit pour le cinéma. Mais n’égalera pas, on s’y attendait, ce monument désabusé. Voir Orange mécanique de Stanley Kubrick (avec Malcolm McDowell, Patrick Magee, Michael Bates, Warren Clarke, John Clive, Adrienne Corri, Carl Duering...) 1971. Et pour les audiophiles, Orange Mécanique - "Un film de Stanley Kubrick" 12’’ (WEA / Warner Bros Recs - 1972).

314 pages
ISBN : 2253017838

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