Chroniques DVD
14
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : maison possédée, volume un

Scénar : « Une maison n’a pas de mémoire » dit celle-ci… AH OUAIS ?! En 1974, un couple et leurs enfants y sont assassinés par un des fils. Un an plus tard, de jeunes mariés achètent la bicoque mais bientôt Georges, le père de famille, commence à développer un caractère très sombre. Le père Delaney, curé du coin, est conscient d'un danger qui menace, contrairement à sa hiérarchie pourtant prompte à parler de miracles… « Que la paix soit sur cette maison » ajoute celui-là… AH OUAIS ?!

Basé sur une histoire vraie exagérée ensuite dans un roman, voici un film d’épouvante un peu entre Shining et L’Exorciste qui va droit à l’essentiel avec un montage efficace, surtout avec cette musique de Lalo Schifrin (la musique de Bullitt, Les Proies, L'Inspecteur Harry, Opération dragon, ou le génial générique original de Starsky et Hutch, c’est lui !) purement troublante pour le rythmer. Le crescendo fait naître l’horreur qui reste « réaliste », on ne trouvera pas de débauche d’effets spéciaux ici et c’est tant mieux. Dommage que la fin louche ne tienne pas vraiment toutes les promesses de départ…

Les personnages principaux sont campés par des acteurs convaincants : Margot Kidder (La Kermesse des aigles, Superman de I à IV…), le grand Rod Steiger (Docteur Jivago, Il était une fois la révolution, Lucky Luciano, Mars Attacks!…) dans le rôle du prêtre et un James Brolin (le père de Josh, vu « récemment » dans Traffic ou Arrête-moi si tu peux) même assez saisissant quand il veut, il n’y a que le voir couper du bois et aiguiser sa hache pour comprendre qu’il ne faut pas venir les lui briser menu hein ?!

Un autre personnage n’est pas mentionné dans le casting, c’est la baraque elle-même, franchement flippante, surtout avec un ciel rouge sang en arrière-plan, est-il besoin de rajouter que la nuit c’est encore pire ? Brrr…! Si l’extérieur n’est pas rassurant, il suffit de se dire qu’à l’intérieur les mouches peuvent s’agglutiner sur les carreaux dans un vrombissement malsain (ah, et ces gros plans sur leurs yeux !), que les ombres semblent menacer - particulièrement les disciples du Christ (qui a dit « bien fait ! » !?) - influencer, manipuler… Super ambiance !

Amityville - La Maison du Diable sera suivi par une multitude de séquelles et de remakes le plus souvent bien moisis, on en reparle bientôt sur Nawakulture, forcément !

Bonus : que dalle.

https://www.youtube.com/watch?v=32yTFlEU7lM

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