Une petite contribution ?

Chroniques DVD
14
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

YAAAAAAAHHHH!!! 

Mad Max (1979)

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Genre: drive and revenge, où quand Max devient mad

Scénar: dans un futur proche, plus beaucoup de deudeuches sur la route mais des bolides qui tournent au carburant plus fort que la gnôle. Les Interceptors de la maréchaussée, quand elles sont conduites par des têtes brûlées comme Max, se révèlent très efficaces dans la lutte contre les vilains contrevenants. La faute à ces gros bâtards de spéculateurs (c'est en filigrane), les Bronze ont du boulot avec les fous du volant que Satanas et Diabolo en personne auraient pu embaucher, le Nightrider par exemple est totalement givré, sans parler des motards (qui "dé-pimpent" les caisses façon maison) qui veulent ensuite le venger. Tuer le pote de Max puis sa famille vont rapidement s’avérer être deux belles boulettes…

D'entrée on dirait apposé au film un logo heavy metal, et puis bon, des flics en perfecto, c'est la classe, un peu entre punk / metal, VILLAGE PEOPLE et Ken le survivant, dommage du coup que la musique signée Brian May ne soit pas du fait du légendaire guitariste de QUEEN mais d’un homonyme. On trouvera de la tôle froissée en quantité industrielle et déjà pas mal d’engins rigolos (dont un super side), un casting de fous furieux, d’autant que le père Gibson ne semble pas en reste non plus par rapport à une bagarre mémorable à découvrir dans le livret. 

Le futur seventies c'est merveilleusement intemporel comme une production Corman (Death Race 2000 par exemple), kitsch et brutalpost- ou pré-apocalypse, thats’the question, mais sans histoire de genre, Mad Max c’est surtout du road movie dans une Australie semi désertique et démesurée, un pays de rednecks sympas: ici on écrabouille femme et enfants, où dès la chute du corps, les buses se mettent à table.

Un poil de Gore, de l'humour et de la castagne, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment en somme ! Mad Max forever rules !!! 

Mad max II (1981)

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Scénar: Miracle ! Des gens récoltent du pétrole ! De quoi attirer l'attention de Max mais aussi des méchants punks tout moches comme Humungus, l’auto-proclamé "ayatollah du rock'n'roll", qui veut sa part d'essence (autant dire TOUTE l’essence). Mais t’inquiète, Max est toujours là au bon moment et n’aime pas forcement partager avec les caïds de carnaval. Notre "héros", tranquille avec son clebs (qui tient volontiers les casse-noix en respect, cave canem qu’on vous dit !), se retrouve également affublé d’un Géo Trouvetout framé et volant, tu parles d’une équipe !

Miller / May / Gibson are back, un résumé revient sur le règne (révolu) du pétrole pour en arriver à Max le guerrier qui, on l’a vu plus haut, "perdit tout en un  vrombissement" (notez bien que la poésie est death-y-dément fort présente chez Mad Max). Si le doute était de mise dans le premier épisode, dans le deuxième c'est clair: on est en plein post-apocalyptique genre Ravage mais version punk of corpse. Encore de la casse non-stop (chasse-neiger des bagnoles au poids-lourd, ça c'est le bonheur !), de gigantesques explosions au sein de décors trop cool mais aussi un splendide moment psychédélique quand Humungus s’énerve, dommage pour les images accélérées qui offrent un effet tout pourri, par contre le flou est finement utilisé pour les légers moments de faiblesse. 

Dans un monde où la boîte pour chien est devenu un mets de choix, où les enfants très laids sont de possibles héros, où les moeurs des motards contrarieraient beaucoup les amis de madame Boutin, Max est un ver «qui se nourrit du cadavre de l'ancien monde». Ah ouais ? Pas si mad que ça en tout cas, il se débrouille plutôt bien alors que règne la pénurie de tout (enfin à part de sable et de chaleur) et puis, comment pourrait-il en être autrement avec ce splendide compagnon à poils, ce chien qui se révèle être le meilleur acteur du film ? 

On aime toujours autant même si le premier reste inattaquable !

  

Mad Max III (1985)

Mad Max, Georges Miller, George Ogilvie, Mel Gibson

Scénar: un monde qui tourne au méthane de cochon, de quoi ne pas rechigner à leur filer de la confiture! Ce n’est pas pour autant que l’on doit acclamer le détournement de biens et de dromadaires hein, Max en sait quelque chose d’autant que l’homme volant responsable est une vieille connaissance (qui s’est même reproduite !!). C’est à Bartertown que Max pense récupérer ses affaires, il va surtout récupérer des embrouilles: "Deux hommes entrent, un seul sort" du Thunderdome… Qui te sauvera donc de tous ces fumiers Max ? Pourquoi pas la fée Clochette tant qu'à y être ? En tout cas la vengeance est un plat que ses adversaires vont déguster puisqu’il joue le Yojimbo entre les infâmes Masterblaster et Entité, gare à vos miches, méchants moches !!

Les années 80 dans toute leur horreur dès le générique : les synthétiseurs (pouark ! Le sax en plastique pouêt-pouêt !!) ou l'effet Tina Turner alors en pleine période pop US ! Et l’excellent Angry Anderson, qui passe à côté d'une carrière d'acteur de comédie vu qu'il en fait des tonnes et réussit bien son coup, ne pouvait-il pas incruster ROSE TATOO sur la bande originale ? Merci Maurice Jarre de sauver le reste en tout cas !

Georges Ogilvie co-réalise ce troisième volet qui est de loin le moins marrant, vise un peu plus clairement le grand public, on retrouve cependant superbes décors et photographie dans une ambiance pistolero, santiags et bienvenue à Bartertown qui rappellerai Conan chez Blade Runner (ou l’île de la Tortue à l’Atomic café). La partie centrale du film est longue et molle, ponctuée de gags un peu gamins, heureusement qu’il reste du véhicule toujours excellent et puis si Mel porte des cheveux dignes d'un hardos californien, il a toujours de bons réflexes avec ses flingues (et il en trimbale une demi-tonne alors achtung !). 

On est vraiment pressé de savoir si le quatrième épisode sortira enfin bientôt dans les salles et surtout s'il reprendra sérieusement le truc sans effets spéciaux pourris et autres concessions au film commercial. Prions. 

 © GEDΩ- 10/12 2014

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