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Chroniques DVD
08
Jan
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : l’homme est un loup pour l’homme !

Scénar : son frère étant mort récemment, le fils prodigue Larry va voir son père à Talbot Castle afin de récupérer ses droits auprès de sa famille, son héritage surtout. Le père ayant installé un observatoire dans le grenier, Larry aperçoit au télescope une magnifique jeune fille, Gwen Conliffe, qu'il va accoster direct. Leur conversation les mène au sujet du loup garou et cela tombe bien car la lycanthropie ne va pas tarder à se manifester. Quand des gitans arrivent en ville, Gwen, Larry et leur amie Jenny vont les saluer un soir et pourquoi pas se faire lire l'avenir ? Jenny est soudain attaquée par un loup que Larry défonce à coups de canne. Au passage il se fait mordre et ne va pas tarder à éprouver les terribles conséquences de cette blessure…

 

Deuxième apparition de l'homme loup chez Universal après Le Monstre de Londres en 1935 1, celui-ci tourne son regard vers les légendes de l’Europe de l’Est (le précédent situait ses origines au Tibet) et dans une atmosphère joliment brumeuse et un lieu en dehors du temps et de l'espace, attire un très beau casting à se frotter au mythe de la lycanthropie : Bela Lugosi toujours aussi impressionnant même s’il ne fait qu'une très courte apparition, Lon Chaney Jr et sa tête de chien battu formidable, le très bon Claude Rains déjà vu dans L'Homme invisible tiennent le haut de l’affiche chez les fans de fantastique mais il ne faudrait pas oublier Maria Ouspenskaya, formidable, Evelyn Ankers et Fay Helm (qui participeront à un petit paquet de films d’épouvante).

Le film a certes un peu vieilli mais on ne devrait pas se lasser des détails rigolos si représentatifs d’une ère dorée - mais ici sûrement singulièrement dépourvue de gros budget - comme ces images toujours rigolotes avec ces photos qui défilent derrière une voiture fixe, ces décors minimalistes mais mignons et cette brume décidément bien pratique pour meubler les arrière-plans. Mais le très beau noir et blanc, la chouette musique (dont une petite partie tsigane festive et speed !), les maquillages et quelques surimpressions d'images réussies pour l'époque (les images en fondu enchaîné de transformation craquantes) ne font pas oublier qu’on tient là un classique régulièrement méprisé et pourtant en de nombreux points inoubliable.

Pour conclure, si son scénario est d’un grand classicisme (peut-il en aller autrement dans ce genre particulier ?), un film qui désigne les prochaines victimes par une étoile n’est pas sans rappeler l'actualité de l’époque et le nazisme qui persécute les Juifs. De la part du scénariste Curt Siodmak qui a fui les nazis en 1933, ce ne peut être un hasard.

Bonus : bande-annonce, Monster by moonlight (documentaire présenté par John Landis - yeah ! - à propos de la longue saga du loup-garou au cinéma) et Les Archives de The Wolf man (images d'exploitation et matériel promotionnel).

1 à propos des films cités, il suffit juste de cliquer sur Universal Monsters.

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