Une petite contribution ?

Chroniques DVD
24
Juil
2002

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : le fameux « vivre ensemble » mis en images avec des gens qui le vivent !

Scénar : voici l’histoire vraie, tournée live, de gamins des environs de Saint-Étienne-sur-Usson qu’un vieux Trafic, rempilant pour le ramassage et quichant sec de village en village, amène jusqu'à l'école où tous vont ensemble dans la même classe, celle d’un instit’ comme on n'en fait malheureusement plus et qui laisse planer une question, un mystère : comment parvient-il à organiser ses journées avec tant de niveaux différents (les âges filent de quatre à onze ans) ?!

Quelques hypothèses / arguments flagrants : les gamins sont visiblement du genre adorable : les grands en profitent pour rester petits un peu plus longtemps tandis que les petits s'inspirent des grands sous les yeux d'un homme que l'on devine foncièrement bon. Tout ça n’empêche pas les bagarres ou les parents parfois un peu largués avec le travail de la ferme sur le dos, ni des gamins qui manœuvrent des tracteurs mieux que toi une voiture, qui bossent dur à la ferme, mais prennent parfois des beignes à l’ancienne… On se demande d’ailleurs comment les enfants ont réagi à une équipe de tournage, certes réduite, venue se paumer dans cette Auvergne de rêve, celle de la neige et des vaches posées sur des paysages magnifiques…   

Au bout d'une heure d'observation et de tranches de vie sans commentaire, on finit par poser des questions à cet instituteur qui va prendre la retraite. Fils de parents très modestes et passionné par le métier depuis toujours, Georges Lopez se montre réellement impressionnant de calme et inspire le respect comme tout pédagogue s'intéressant vraiment aux élèves. D’ailleurs, on frise même la science-fiction en s’apercevant que tout le monde attend pour s'asseoir à sa table, un truc inconcevable aujourd'hui, tout comme la dictée d’ailleurs hein ?! Simple et frais, ce film s’avère bien plus captivant que prévu, foin de nostalgie et de c’était-mieux-avant ici, ni de voyeurisme hautain, mais une belle carte postale à la vue charmante.

Bien plus en tout cas que les procès qui suivirent, pour diverses raisons (financières).  

Bonus : entretien avec Nicolas Philibert (20’), récitations (rigolotes, 6’), Festival (reportage sur leur voyage à Cannes, 15’), bandes-annonces.

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