Une petite contribution ?

Chroniques DVD
04
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : guerre (en eau) froide

Scénar : en novembre 1984, un sous-marin russe ne peut pas se balader en direction des États-Unis sans déclencher la panique des deux côtés. En fait, le commandant à la barre, Marko Ramius, s’est emparé du navire. Celui-ci est doté du système « chenille » permettant une propulsion silencieuse et permet d’aller narguer les Américains qui réunissent en urgence leurs huiles à une réunion de crise. Là, l’agent de la CIA Jack Ryan expose ses conclusions sans vraiment savoir ce que Ramius a derrière la tête. « Là où je vais, tu n'aurais pas pu venir » dit le russe après avoir tué un contrevenant à ses ordres. Quand les Russes demande alors la destruction du vaisseau, les Américains se demandent s'ils doivent combattre un fou ou accueillir un transfuge potentiel…

John McTiernan a le vent en poupe après une bonne série de gros cartons (Predator, Piège de cristal), voilà qu’il s’attaque ensuite à l’adaptation d’un roman de l’auteur à succès Tom Clancy, le premier du cycle Jack Ryan, Octobre Rouge (publié en 1984). Le résultat est plutôt sympa, Sean Connery à qui la chapka sied bien est entouré de plein de seconds rôles connus (Sam Neill, Tim Curry, James Earl Jones…), c’est Basil Poledouris qui s’occupe de la musique, alors pour fêter ça Connery fera aussi le prochain McTiernan, Medicine man. Ah, et dans le thème Octobre Rouge et pour rester dans le rayon espionnage (cette fois-ci, c’est John Le Carré la source !), l'écossais sera en tête d’affiche de La Maison Russie également sorti en 1990.

Pour résumer ce qui se passe de commentaire car classique et pépère à souhait, très bon personnel au niveau casting / équipe pour un chouette film qui aurait pu / dû manifester un peu plus d'action mais qui maintient néanmoins une tension typiquement guerre froide crédible. Les images sous-marines ont parfois bien vieilli et la dose de suspense est de plus raisonnable. Doit-on, dans un délire fou de machine à voyager dans le temps sur pattes, s’étonner que notre marin d’eau pas douce fut affublé d'un commissaire politique tatillon comme il se doit nommé…Poutine ?

Bonus : trailer en version originale

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