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Chroniques DVD
31
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : horreur soft

Scénar : la légende urbaine qu'une cassette qui annonce une mort du spectateur sept jours plus tard qui finit par arriver : voilà ce dont causent deux midinettes, comme tout le monde en fait puisque la chose finit par se médiatiser. Et si c'était vrai ? Une journaliste, Asakawa, enquête mais doit d’abord se rendre avec son fils aux funérailles d'une nièce, Tomoko, dont le cercueil a été un peu trop vite refermé alors que sa camarade présente le jour de sa mort se retrouve en hôpital psychiatrique. Et leurs condisciples d'accuser, eux aussi, la fameuse cassette… Tout mène Asakawa vers les îles d’Izu et Oshima où elle met la main sur une cassette. Malheureusement c'est la bonne, le téléphone sonne le début de la course contre la montre à laquelle décide de participer aussi son ex-mari…

Adaptation remaniée du roman de Kōji Suzuki, Ring aurait été le catalyseur vers le succès du genre horrifique moderne au Japon, un véritable phénomène de société qui engendra, outre des tonnes de fric, pas mal de films inspirés (The Grudge and Co.) par la saga qui représente cinq films en tout sans compter les bouquins, mangas et autre série dérivée. Peut-être un poil long à démarrer malgré une ambiance glauque - mais aussi mélancolique - savamment entretenue pendant la première heure, Ring joue dans une division entre Poltergeist, Scream et les ultérieurs Destination finale entre autres, on regrette simplement ici d'être pressé qu'il se passe quelque chose quand globalement on traîne en longueur, dommage.

Ring ne manque pas, si ce n’est de rythme, de très bons éléments qui ont dû en faire le succès : des acteurs plutôt convaincants, la bande sonore angoissante de Kenji Kawai (Ghost in the Shell, mais aussi la géniale série historique Apocalypse ou encore…Juliette je t’aime ou Ranma ½ !!), des images fortes (les visages mortuaires déformés par une peur indicible, l’œil…) bien filmées, bien éclairées, et surtout une dose raisonnable d'effets spéciaux, pas vraiment de grand spectacle à popcorn ici, et c’est cool. Les « anxiétés collectives » sont death-y-dément un chouette sujet pour un siècle qui semble continuellement en souffrir, et ce n’est qu’un début avec les ravages causés par les réseaux sociaux et la liberté qu’ont tous les débiles de pouvoir faire courir des bruits. Affûter son esprit, seule solution pour dissoudre la confusion.

Bonus : quatre bandes-annonces françaises et japonaises, des filmographies, une interview du réalisateur (22’) ainsi que la fameuse vidéo maudite avec une chouette mise en scène en sus.

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