Chroniques DVD
19
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Chuck n’aime pas la mafia !

Scénar : Los Angeles voit le retour de Josh Randall (!), il trouve la ville changée mais le tourisme, très peu pour lui, son chapeau de cow-boy et ses lunettes de mouche cachent un redoutable recouvreur de dettes pour le compte du magnat juif Sam Paschal, son mentor. Une vie somme toute bien réglée, il retourne à Hong Kong dès sa mission accomplie mais pas le temps d'arriver que le fils Pashal lui ordonne de choper un voleur. Ceci fait, il trouve que le châtiment infligé à l’homme est déshonorant, la vieille école cède le pas mais Josh passe voir Sam qui a un mauvais pressentiment. Et il n’a pas tort : après un casse dont les commanditaires s'enfuient grâce à Josh, il apprend que son fils, perclus de dettes, envisage une « fusion » avec un certain Raimondi. Le vieux refuse de bosser pour celui qui se prend déjà pour le boss, le pizzo c'est non, il envoie chier le mafieux qui lui fait pourtant une proposition qu’il ne devrait pas refuser… Josh retrouve père et fils morts, il met la fille à l’abri puis, accusé des meurtres par des flics véreux, file voir un camarade du Vietnam pour s’équiper. Planquez les meubles !

Du synthétiseur, du fluo, un combat en ombre chinoise, mais voilà le générique qui tue ! Bon, non, ne commençons pas à nous moquer, d’abord l’américain James Fargo n’a peut-être pas forcément été un réalisateur très prolifique, mais il a à sa décharge livré quelques chouette films avant de privilégier longtemps la télévision : L’Inspecteur ne renonce jamais et Doux, dur et dingue avec Clint Eastwood, Caravans avec Anthony Quinn et Christopher Lee, Le Putsch des mercenaires avec Richard Harris et Joan Collins et enfin L’Exécuteur de Hong Kong, ou Forced vengeance de son vrai nom, avec le savateur moustachu Chuck Norris, toujours hyper discret avec son Stetson et ses santiags au cœur d’une Asie dont on a le bel aperçu des marchés, des rues, des bateaux dont certains servent de maison, à Chuck et sa superbe copine par exemple, quel homme au passage : le copain des enfants partout où il déboule, l’amoureux rêvé, le mec fidèle en amitié et inflexible. Il manquerait juste des aptitudes à casser des mâchoires et ce serait parfait. Comment ? Pardon ? Il sait faire ça aussi ? Répétons-le donc une fois : quel homme !

Bon, malgré tous les soucis qui vous occupent incessamment l’esprit, ce trou dans la chaussette gauche par exemple, vous aurez compris qu’on n’a pas affaire là à un scénario de la plus grande originalité mais il est efficace pour peut-être le meilleur Chuck Norris depuis son combat contre Bruce Lee dans le Colisée. Bien sûr, quelques détails moisis irritent les nœils, comme ces scènes entourées de buée pour symboliser le passé ou cette voix-off de Chuck qui raconte un peu ce qu’on est en train de voir… Mais sinon, avec les ingrédients habituels de ce genre de films (Mary Louise Weller et Camila Griggs sont les jeunes femmes magnifiques qu’entoure une galerie de tronches à choucroutes typiques de l'époque, les casinos sont des décors plébiscités pour incarner l’érosion de l’âme, les bastons sont parfois très violentes et drôles à la fois - même Jacob Delafon se fait défoncer - et on a l’occasion de rencontrer un colosse chinois incroyablement costaud qui fait de Chuck le fil à retordre, mais attention quand même ô gigantesque homme des cavernes moderne, il n’y a pas intérêt à marcher sur son galurin à Chuck, sinon elle va partir dur la mandale. Ouille en prévision.

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