Chroniques DVD
04
Aoû
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

 comédie enfant bêtises orphelin film

Genre : « Vous gagnez un petit ange » qu’il disait !

Scénar : par une nuit d'orage, une riche bourgeoise trouve sur le seuil de sa porte un adorable bambin… Adorable ?!! Il est en fait tellement affreux que les gens se le refilent jusqu'à ce qu'il atterrisse à la pension des religieuses de Saint-Brutus…qui finit à son tour par n'en plus pouvoir ! De son côté, un couple désespérément stérile (et sérieusement à la masse) se décide à adopter. L’agent qui se retrouve avec l’infâme Junior sur les bras s’empresse de rouler Flo et Ben dans la farine et voilà l’enfant diabolique casé. Déjà que ce n’était pas facile pour Ben de travailler dans un magasin sous les ordres d’un patron tyrannique qui se trouve être son propre père, celui-ci lui apprend qu’il revend tout aux Japonais et ne compte rien lui laisser, c'est beau la famille. Et il ne se rend pas encore compte du potentiel destructeur de Junior, éternel casse-pieds rebelle à qui on ne promet pas vraiment un avenir brillant, d’ailleurs seul le très médiatisé « tueur au nœud papillon » semble partager son sort de solitude et de tristesse. Car cet enfant a un cœur ! Il faut simplement fouiller très, très longtemps pour mettre la main dessus… Et pour combien de temps ?!

Disons-le tout net : Sœur Marie-Thérèse-des-Batignolles est forcément née là, sous les assauts sournois d'un Junior absolument ingérable (mais les dessins supposés de ce gosse sont tellement géniaux !). Heureusement, à force de voir les voisins, amis etc. devenir parents, à force de ne pas être invités, le couple décide d'adopter le garçon, comme si on parlait de prendre un nouveau chat ou changer de bagnole, pour « compléter » la famille « modèle ». Le hic, c’est qu’on ne dirait pas comme ça, mais le jeune Michael Oliver est un vrai pitbull enragé, il ne peut se passer une minute sans qu’il ne fasse une bêtise, de préférence très grave. Seul le grand-père (interprété par l’excellent Jack Warden, vu dans d’innombrables séries télé mais aussi dans Tant qu'il y aura des hommes, 12 Hommes en colère, Une espèce de garce, La Taverne de l'Irlandais, Les Hommes du président, Le Bison blanc ou Mort sur le Nil, cherchez l’intrus !) le repère direct mais il n'aura pas le temps de moufter après un léger accident d’escaliers ! Il avait pourtant prévenu, et l’infect bonhomme sait sûrement de quoi il parle : « c'est le Diable » ! Les méchants sont souvent drôles !

Côté parents, le môme n’est de toute façon pas gâté : sa nouvelle mère (Amy Yasbeck, vue dans Pretty Woman, Sacré Robin des Bois, The Mask…) n’est en fait qu'une cruche superficielle et détestable qui ne pense qu’à son image et ses possessions, le père (John Ritter, acteur de séries mort trop jeune) est lui le gentil de service qui fait beaucoup d'efforts pour être un bon père mais se fait bananer en permanence, et, oui, ils arrivent, vous vous en doutez déjà, le bon sentiment et le piano larmoyant comme c'était prévu, le vrai malheur de la comédie américaine depuis toujours, et pourtant Junior le terrible est relativement bien fait pour ce genre de film, pas si consensuel que ça dans son crescendo de dinguerie, avec une belle quantité d'allusions à l'hypocrisie de l'American Way of Life, sa bande originale assez rock'n'roll et bien sûr son contingent de scènes cultes comme par exemple le jet de chat au visage, le massacre pur et simple d'une journée d'anniversaire ou ce qui reste le clou d'un spectacle pas des plus chargé : la pêche à l'ours qui s'avère parfois un sport très utile pour égayer le camping aux côtés d'insupportables beaufs.

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