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Chroniques DVD
19
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : buddy movie par excellence

Scénar : des détenus s'enfuient et règlent leurs comptes à San Francisco, laissent des cadavres dans tous les coins, n’épargnant même pas les flics. L’inspecteur Jack Cates a le tort de survivre à l’hécatombe, d’où des reproches de certains à qui ce dur-à-cuire rectifierait bien le sale portrait. Il décide de bosser en solo malgré les menaces de la hiérarchie et fait sortir de taule le casse-couilles de première Richie Hanlon qui sera d’une importance cruciale pour son enquête puisqu’ancien complice des tueurs sur un braquage au butin juteux et toujours dans la nature. Les deux hommes, chacun doté d’un caractère pour le moins difficile, ont désormais peu de temps, quarante-huit heures exactement, pour parvenir à se supporter et mener à bien une mission pour le moins dangereuse face à des criminels implacables. Ça va swinguer.

L'Arme fatale, Double détente, Tango et Cash, Bad boys ou Rush hour doivent tous un peu de leur succès à 48 heures, archétype du film à tandem américain qui fera florès dans les salles pour des décennies. Nick Nolte le flic bougon en rupture avec sa hiérarchie aime le café bien arrosé (sa femme un peu moins) et rentrer dans le tas des obstacles, la star montante de la télévision Eddie Murphy fait un numéro plus dans la magouille et la séduction grande gueule (il deviendra classique après ce premier film à succès). Après un départ sur une base dominant-dominé, ils vont évidemment, dans certaines limites, devenir copains après maints rebondissements (la « descente » de Murphy dans la boîte de rednecks à « faces de craie » est hilarante, au passage, on préfère largement l'ambiance du night-club noir au rhythm and blues gigotant au maximum).

Compilation de clichés au programme, bien sûr, mais c’est tellement bien fait qu’on pardonne volontiers au grand Walter Hill : méthodes expéditives et violentes, dialogues pas toujours très fins, encore un commissaire noir et gueulard typé capitaine Dobey, potentiel de destruction maximum (comme dans L’Arme fatale, à deux, on peut largement détruire la moitié d’une ville sans problème). Et puis il y aussi de très bons côtés : James Horner à la musique, une superbe Porsche, pas mal d'humour mais surtout beaucoup, beaucoup d'action dans un climat sombre car le méchant est pour le coup vraiment très méchant. Sans oublier deux acteurs cultissimes : David Patrick Kelly (Les Guerriers de la nuit mais aussi Commando, Sailor et Lula ou The Crow…) et la brute Sonny Landham (Sans retour, Poltergeist, Le Temple d'or, Predator, etc.). Un classique !

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