Chroniques DVD
27
Mai
2013

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

sharknado horreur SF requin téléfilm

Genre : it's raining sharks !

Scénar : « Sacrée journée » qu’y disait… Les braconniers du bateau découpent les ailerons des requins pêchés afin de fournir un client chinois et, comme un banc de 20 000 de ces sympathiques poissons s'approche, ils n'entendent pas négocier à perte face au roublard à bord avec eux. C’était sans compter sur la météo et un petit bonus : une tornade emporte des requins dans son sillage vers Santa Monica, semant au passage les squales qui s’empressent de bouffer tout ce qui bouge. Fin et son pote Baz ainsi qu'une jolie jeune fille sortent les planches de surf mais se retrouvent rapidement avec des requins au cul alors que les plages sont déjà bondées. Ils donnent l'alerte mais le temps que les gens se réveillent, c'est le carnage… Alors que la télévision glose sur le fait que le phénomène serait dû à une tempête, un ouragan furax dû au réchauffement climatique ou des trombes marines, Fin est déterminé à mettre son ex-femme et ses enfants à l'abri, encore faudra-t-il qu'il échappe aux innombrables requins déferlant avec les vagues immenses qui s’écrasent sur la ville…

Oui, il faut en faire ici l’aveu honteux, jusqu'ici nous étions passés à côté de ce pur classique du n'importe quoi total made in Asylum ! Comme c'était prévu dès le départ et ce du début jusqu'à la fin, on a droit avec ce téléfilm à un festival d’absurdités sur un lit d’images numériques très moches, surpassant très largement les plus mauvais films d'attaques de requins en jouant la carte du film catastrophe en simultané et en ajoutant au passage des pointes de comédie potache typiquement amère-loque. Déjà, on exhume une ancienne star de la télévision (Steve de Beverly Hills), on y ajoute des bimbos plus au moins avantagées par la Nature ou la chirurgie esthétique, on donne dans le langage jeuniste et, pour une facette drame en carton-pâte, on organise tant qu'à y être un gloubiboulga bons sentiments cucul / petit règlement de comptes familiaux cousu de fil blanc avec enfants couvés par Maman se sentant délaissés par Papa qui au hasard tient un bar avec une très jolie serveuse, et Maman recasée avec un connard tentant coûte que coûte de tenir le père légitime à l'écart.

Bref, une équipe de bras cassés (le héros qui en fait beaucoup, beaucoup trop pour être crédible plus de trois secondes, son pote un poil bourrin - authentiquement - tasmanien, un pochtron du bar qui ne part jamais sans son tabouret et la fameuse serveuse, over-sexy mais dissimulant tout à fait discrètement un souvenir terrible qui lui a valu une sacrée cicatrice sur sa cuisse de compétition) formeront l’unique rempart contre l’improbable averse venue du ciel qui s'attaque soudain à leur bagnole, pourtant un monstrueux 4 x 4 américain à la limite du char d’assaut. Sans même parler du scénario grotesque, on n’échappera pas au jeu d'acteur vraiment très moyen, à une kyrielle de détails abscons cachés ici et là comme les requins sur les héliports des immeubles, à la grande roue qui se décroche pour se crasher dans les immeubles en face… La bande originale un poil rock’n’roll n'est pas désagréable, on laissera le reste aux masochistes de la génération digitale. Quand on fabrique sciemment du Z, le résultat est sans appel : ce n’est pas bon, malgré les rires déclenchés sur le canapé.

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