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Chroniques DVD
19
Sep
2022

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

hellraiser pinhead barker fantastique horreur film

Genre : un flic (presque) en dehors des clous

Scénar : après une partie d’échecs à vitesse grand V, un flic porté sur la drogue part sur une scène de crime. Un type avec qui il était au lycée est retrouvé en lambeaux dans un décor très gothique où trônent une bougie contenant un doigt d'enfant et une drôle de boîte. Comme il vole traditionnellement un max de trucs sur les lieux, il part aussi avec la boîte. L’homme qui regarde à peine sa femme pourtant superbe et préfère la compagnie des prostituées voit soudain la boîte qu’il avait presque oubliée s’agiter comme par magie avant de se retrouver dans ce qu'il prend pour un rêve…où interviennent soudain d’affreuses créatures… C’est plus tard quand il reçoit un appel paniqué de la prostituée de la veille qu'il flaire le sale plan. Quand il la retrouve morte avec encore un doigt de gosse à proximité, il demande à son coéquipier de se mouiller pour lui et commence à enquêter sur l'ancien propriétaire de la boîte. Il trouvera sur son chemin un certain « ingénieur » qui fait flipper tout le monde. Le proverbe n’avertit-il pas : « traque l’ingénieur et l’ingénieur te traquera » ?

Publié directement en vidéo, ce cinquième épisode de la saga inspirée de l’univers de Clive Barker n’est pas du tout, comme les précédents, un mauvais film, on le trouvera juste un peu chaste pour un film d'horreur. En contrepartie, les créatures cénobites sont toujours aussi beurk et effrayantes et si l’ensemble n’est donc pas super gore, on baigne toujours dans cette ambiance sadique et infernale, les hallucinations / visions de Pinhead et sa bande font toujours leur effet tandis qu’une bande-son étrange comprenant des chants grégoriens, des chœurs et des bruitages sinistres guide le spectateur sur un rythme lancinant. Joseph / Craig Sheffer a vraiment une sale tronche (on peut se demander comment il a pu approcher d’une si belle épouse), à l’instar de l’ineffable Doug Bradley, et James Remar (le Ajax des Guerriers de la nuit !! Vu aussi dans Le Gang des frères James, 48 heures, Cotton Club, Wild Bill, Le Grand tournoi, Mortal Kombat : Destruction finale ou encore Psycho, le remake de 1999 de Psychose) est presque méconnaissable en prêtre barbu.

On apprécie que la narration soit faite par le personnage principal lui-même, celui-ci exprime assez bien la noirceur qui entoure ses actes et son âme, et le jeune Scott Derrickson (Le Jour où la Terre s'arrêta, Sinister, Délivre-nous du mal, Doctor Strange, Black Phone…), par ailleurs co-scénariste du film, a fait un bon boulot de direction d’acteurs et donne déjà des preuves de son talent de réalisateur. On est certes encore loin des succès énormes qui vont suivre, mais après cette réalisation d’une énième petit suite (et c’est loin d’être la dernière au passage !!) d’une série, soyons réaliste, plus vraiment attendue au tournant par les fanatiques d’horreur visuelle, il va s’attaquer à un autre grand thème classique du cinéma d’épouvante, l’exorcisme, avec cette fois en haut de l’affiche l’actrice qui interprétait le rôle de la sœur de Dexter dans la série du même (pré)nom, Jennifer Carpenter. À suivre donc : L’Exorcisme d'Emily Rose (avec l’excellent acteur britannique Tom Wilkinson) qui sortira pas moins de cinq ans plus tard. Sortez vox crucifix…et priez !!

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