Chroniques VHS
15
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : streums géants à la nippone

Scénar : un atoll laboratoire atomique occidental, une bombe à hydrogène, une expérience explosive, une question à son propos : « que n’inflige-t-elle pas à la terre maternelle, la race humaine peut-elle porter à la Nature de tels coups sans susciter dans les profondeurs souterraines des réactions, une contrattaque, un cataclysme ? ». Les ouvriers sont nerveux à la mine de charbon, on remonte un homme horriblement lacéré (« plus que mort : sauvagement massacré »), on commence par accuser un de ses collègues qui ne reparaît pas, puis un « maniaque », le coupable est en fait un monstre qui nichait avec d’autres avant de les fracasser. Soudain, « le monde entier est sur ses gardes » mais un volcan menace en plus de se réveiller, manière d’épicer le truc. Aussitôt les idiots font faire du tourisme sismique, mal leur en prend quand déboule du dinosaure volant excité après vingt millions d’années de sieste.

Plutôt bien foutu pour l’époque (1956 !), en particulier pour les destructions et les combats contre les streums, Invasion 2034 nous refait le coup des dangers de la surexploitation de la Nature qui génère de monstrueusifères grosses mouches rampantes bien pourries (dont on ne voit quasiment que les yeux mais la cassette a vécu, l’obscurité s’en trouve même bleutée !) et un gros machin volant super-rapide qui s’attaque à des avions de l’armée puis bientôt à d’autres appareils : Rodan, un nouveau géant moche après Godzilla, Mothra et les autres.

Outre le délire science-fictionnesque narré par le héros témoin de l’éclosion de ptéranodon, on a sous les yeux des images de séismes très chouettes (tremblements de terre, effondrements…), un joli concert de cris affreux et des doublages avec accent japonais de rigueur. Même si l’enchaînement bombardement / éruption se révèle plutôt long, on passe un moment rigolo de cinéma roots. Et on prend note du message le plus clairvoyant possible : on se plaint - quand on n’est pas cinéphile ? - des affreux monstres de cinéma, pourtant ils ne sont, foutez-vous ça dans le crâne, sans commune mesure avec le pire d’entre eux : l’homme.

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