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Chroniques DVD
19
Juil
2021

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : Jean-Claude met une raclée à Papa !

Scénar : lors des entrainements de karaté, ça ne rigole pas avec Tom Stillwell. Donc quand un de ses élèves, même si c’est son propre fils, se prend pour Bruce Lee et fait son numéro, il se fait vertement remettre à sa place. Pourtant, il est bien moins impressionnant que les trois sales types qui déboulent ensuite, des vilains méchants dont des russes - bien sûr - venus « l’enrôler dans leur organisation criminelle. » Pas de bol, Stillwell est un type réglo, il refuse et est même obligé de se battre pour expliquer avec des pains ce que sa bouche ne peut. Mais un jeune colosse impassible le blesse sérieusement. Jason le fils jure de le venger, d'autant que son père prend l’abrupte décision de quitter les locaux et de partir pour Seattle. Comme de par hasard, c'est là où est enterrée l'idole absolue de Jason : Bruce Lee. Le jeune homme se voit déjà transformer le garage en salle de sport et s'entraîner comme un forcené mais il prend un paquet de sévères tannées avant que le fantôme de Bruce Lee lui-même vienne l'entraîner personnellement, quitte à passer pour un guedin aux yeux de son pote R.J. qui l’encourage dans ses efforts. Et ils ont vraiment intérêt à être payants les efforts, car certains russes sont sur le retour… Ah et avec un nouveau super projet, celui de dominer le monde ! Enfin presque.

Les années 1980 sont fertiles en films d’action option tatane dans les dents. L’inépuisable filon Bruce Lee aux ramifications protéiformes (Jackie Chan d’un côté, Chuck Norris de l’autre) ainsi que les immenses succès de Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger vont inspirer des brouettes de glandus aux bras gonflés. Le presque tout jeune Jean-Claude Van Damme trépigne depuis un moment dans l'antichambre mais il s'engouffre comme il peut avec ce film qui pioche autant dans Rocky IV que dans Karaté Kid. Les fans de Jean-Claude devront par contre se contenter du dernier quart d'heure où il est déjà très bon et très spectaculaire surtout quand il tire une tronche maléfique géniale. Mais il n'est pas, contrairement à ce que voudront dire les affiches ultérieures (voir ci-dessous), un personnage important du film. L’acteur principal finira plus ou moins dans l'oubli (tout comme la belle Kathie Sileno, véritable créature de rêve au milieu de ces tronches de cake, qui ne tournera que dans ce film) c'est bien dommage car les images de son entraînement sont parfois impressionnantes. Face à JCVD, le gentil donc puisque le belge joue un des méchants, Kurt McKinney est un nouveau venu qui a immédiatement eu sa chance au cinéma mais s’orientera direct après vers la télévision et ses séries.

Histoires d'amour et de haine s'entremêlant vers l'issue du combat qui déterminera la victoire du bien, No Retreat, No Surrender accumule tous les défauts du cinéma de son époque qui veut souvent mixer un soupçon de comédie potache, une bien involontaire grosse portion de kitsch (des postures et des coiffures à crever de rire comme l’arbitre du match et sa perruque Playmobil absolument incroyable) et la modernité de son temps (ghetto-blaster, smurf, skate…). On ajoute quand même le trip sosies (Michael Jackson, Bruce Lee…par l'homme qui le remplaça dans Le Jeu de la mort) et ce tas de viande totalement horrible, raciste et brutal, certes personnage stéréotypé à l’extrême d’un scénario pas très fute-fute. Les dialogues français et le doublage (Tim au début ne s'exprime que par des râles à se bidonner) ne sont pas terrible non plus, la bande originale est typique de ce genre de film entre synthétiseur et sonorités clinquantes jusqu’au groupe qui se prend carrément pour SURVIVOR au bon moment.

Finalement pas si catastrophique que ça, Karaté Tiger - Le Tigre rouge (ooouh la tentative honteuse de récupérer la gloire ultérieure de Van Damme !) vaut pour sa brute qui surjoue comme un ouf mais est déjà impayable dans ce rôle de « Ivan Kraschinsky the Russian », premier personnage d’une longue série façon Grand Huit, le plus agité étant bien sûr l’acteur lui-même.

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