Une petite contribution ?

Chroniques romans
25
Juil
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Ça commence par l’assassinat de la falote Adeline Serpillon,

(« elle conservait dans la mort cet air con des mercières mesurant l’élastique à culottes »). Et puis c’est Claire Bonillé que l’on repêche au fond d’un puits, sur les rails que l’on ramasse ce qu’il reste de Monique Poinsard et puis crac les quatre femmes de la famille de la pharmacie succombent au thé cyanuré. Mais Clinclin est là pour porter le chapeau. Car « heureusement il est toujours un idiot qui peut toujours faire office d’assassin de secours quand les représentants pas d’ici font faux bond ». Mais le journaliste Marro n’y croit pas, pas plus que le docteur Rouchon, généreusement et quotidiennement imbibé de Picon (un peu du genre du toubib de Barges dans La Cité de l’indicible peur). Et ces moustiques toujours présents sur les scènes de crime ne manquent pas de piquant, on s’en serait douté.


Truffé d’ironie et de syntaxe châtiée, voici un roman atypique qui ressemble tellement à son auteur ! On s’estrasse souvent alors que fuse soudain un éclair mélancolique émouvant ici et là. Et puis ici on affiche aussi « un mépris tonitruant pour le triomphalisme pédant de la médiocrité culturelle en marche, dont la dégénérescence du langage [est] le plus beau fleuron », alors si l’on ne trouve pas toujours là-dedans de quoi fesser un ficusien, on tient tout de même une énième preuve du talent incommensurable de Desproges pour le rire. Et même si ce rire s’avère « plus vain qu’un espoir dans la gauche », nous nous repaîtrons quand même encore une fois de ce festival d'absurde cornecul ! Desproges est vivant !


153 pages
ISBN : 2020089742

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