Une petite contribution ?

Chroniques concerts
13
Aoû
2010

Oui effectivement il manque des groupes à l’appel,

un vibrant salut à POPPA CHUBBYBIG BENTRIGGER FINGERTHE METEORS (les boules là quand même hein...), JESUS VOLTHOLLYWOOD GROOPIES et FURIOUS WATTS (rendez-vous dans quinze jours au Rock Knights !) qui sont passés à la trappe pour diverses raisons : logistique de retour, loupés pour cause de plus d’une heure de marche, c’est bien connu les piétons au Free Wheels c’est pas forcément prioritaire, et caefuckingtera. 

 

Le premier soir débute, en nage - il fait à peine moins chaud chez les volcans que dans le Sud profond - avec CRUCIFIED BARBARA, les GIRLSCHOOL du futur, belles et douées, se permettant même un Killed by death des familles en hommage à la tête d’affiche du lendemain. Y a pas forcément énorme pour les accueillir mais pourtant la réponse du public est positive envers ce heavy rock costaud que distillent les suédoises. 

 

AMERICAN DOG est chez lui, veste en jeans crade sur les épaules, le trio envoie à son habitude une rafale de heavy rock / punk plombé au bourbon, bastonne méchamment les tympans des bikers qui en redemandent mais c’est déjà l’heure de TWISTED SISTER, l’évènement du weekend pour ceux qui ont su échapper au Hellfest et ses quatorze scènes. 

 

Le mirage est réalité, ce sont les vrais TWISTED SISTER sur scène, ils jouent comme s’ils n’avaient jamais arrêté, enchaînent les morceaux de bravoure, votre non-serviteur est sûrement plus sourd (comme un léopard, forcément) à cause de ses propres hurlements que du raffut du groupe : I wanna rockWe’re not gonna take itBurn in Hell et tous les autres y passent avec une énergie incroyable, la paire Snider / Mendoza en impose gravos, un des meilleurs concerts de l’année s’achève sur un Born to be wild opportun et un hommage au grand Dio avec un Long live rock’n’roll qui fout des frissons. 

 

Le lendemain passons très vite sur les agaçants LORDS OF ALTAMONT, chez les Hells c’est toujours amusant ce nom, qui livrent un set prétentieux mais tellement light qu’un grand coup de tiag dans le cul aurait fait gagner du temps à l’affiche noundédiou...! Du rock de grand-mère avec les poses à la Bite Rivière franchement c’est non. 

 

La surprise viendra des australiens de KORITNI, sorte de lien entre AC/DCGUNS’N’ROSES et BON JOVI époque velue qui va prouver rapidement être un excellent groupe de scène, la faute peut-être à d’incessantes tournées partout et même ailleurs. Le bonhomme Koritni et ses mini-musiciens, une voix prenante et des fines gâchettes pour un maximum d’effet : refrains qui tuent, bonne grosse mélodie et rythme d’enfer, bon concert. 

 

Si on m’avait dit un jour que j’allais voir décéder mon pote en direct, j’aurais répondu que ça n’arrive que sur M6 lors des loooongs téléfilms du dimanche. Ce soir-là pourtant, MOTÖRHEAD est mort. Je n’ai pas voulu la semaine avant faire état de mes inquiétudes pour le concert en Savoie (tu cherches, tu trouves : MANU LIVERTOOT BAND [Fra] + MOTÖRHEAD [Uk] + OXP [Fra] + NASHVILLE PUSSY [Usa] + ZERO ABSOLU [Fra] + BLACK BOX REVELATION [Bel] à St-Julien en Genevois, Guitare en Scène le 31/07/10) mais là le constat est flagrant, on est au bout de quelque chose. Allongement + ralentissement systématique des morceaux, solo interminable de Mister Dee, blabla entre les morceaux et le tremblant « don’t forget us » de l’idole Lemmy entendu pour la deuxième fois en deux semaines c’est un peu trop pour mon p’tit cœur de rocker. En espérant que ce n’était qu’un sale coup de fatigue après une tournée elle aussi interminable, sinon les carottes sont cuites. Et dire que le public pendant le feu d’artifice qui suit, la ramène en encensant ce groupe qu’il n’a dû voir qu’un fois. Je repars pour ma part avec une boule dans le ventre et cet Overkill raplapla dans la tête...

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