Une petite contribution ?

Spectacles
18
Oct
2017

[Publié à l’origine dans La Pieuvre du Midi N°75 - director’s cut]

Le « voleur d’identités » Thierry Garcia fait un carton à Narbonne !

La célèbre voix des Guignols, que nous n’avons plus regardés depuis des mois, est là devant nous, au Café de la Poste qui, malgré de récents et sérieux bâtons dans les roues des infatigables Sandrine et Guy, a fait peau neuve, d’abord en gagnant un peu d’espace et de la couleur au plafond, mais surtout en montant en puissance extra-muros (les curieux n’ont qu’à aller jeter un coup d’œil au site indiqué en fin d’article).

Pour revenir à Thierry Garcia, il livrera, « sans transition » ou presque, d’étonnantes imitations (on hallucina total sur celles, saisissantes, de Fabrice Lucchini, Shirley ET Dino, Eddy Mitchell, Johnny - à « l’automne de sa vie » - , Depardieu ou les hilarants Jean Lassalle, Didier Deschamps et Laurent Blanc plus vrais que nature) mais aussi de bonnes idées pour Rendez-vous en terre inconnue, un Pagnol qu’on n’attendait pas si au fait de l’actualité ou des Enfoirés dans une version pour le moins acide où Thierry démontre aussi être un super chanteur en plus d’un « simple » voleur de voix, poussant la même perversion jusqu’à quasiment nous faire aimer Sardou, aaargh !

Mais Thierry Garcia n’est pas non plus qu’un vrai juke-box à lui tout seul, il possède le talent d'imiter certes les acteurs mais surtout leurs rôles et, quand les lumières éclairent un visage qui semble épouser les visages des imités (Gainsbourg !!) et que les textes, parfois grivois, toujours caustiques, s’avèrent franchement bien écrits, on se dit qu’on tient là un spectacle de très haut niveau, on le conseille évidemment aux amateurs d’humour qui ne s’y sont pas trompés à Narbonne : quatre soirs complets, c’est parfait, surtout dans ce lieu qu’on adore 1.

On a failli pleurer de se coltiner le voisin qui annonce à l'entour le nom de chacun des personnages imités en grand connaisseur, mais on a aussi assisté à deux résurrections inattendues, celles d’Andrea Bocelli qui un temps squatta la platine de Maman bien plus souvent qu’à son tour et d'un des frangins Spanghero nanti de sponsors fabuleux, avant un final magnifique qui nous collera une belle dose de frissons, manquait juste Jean Rochefort, jusqu’au bout inimitable.

Spéciale Ged-y-casse et merci à Anaïs, Sandrine et Guy (le voleur de chute hihi).

Pour vivre ce genre de soirées immanquables en vrai : infos / résa : http://cafedelapostenarbonne.fr/  

1 et on le prouve, clique donc là : https://www.nawakulture.fr/index.php/rechercher?searchword=cafe%20de%20la%20poste&searchphrase=exact.

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