Une petite contribution ?

Chroniques DVD
09
Avr
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre: Grandeur et décadence version italienne

 

Scénar: la belle Béatrice contrarie très fort son très vilain papa Francesco en décidant d'entrer au couvent, il la séquestre donc, en abuse quelque peu et fait régner, à son habitude, la terreur au sein de son infortunée famille. Béatrice convainc alors Olimpo, un serviteur amoureux d'elle, de donner au mot parricide toute sa splendeur...

Après un délicieux premier western, en 1966 (Le Temps du massacre), Fulci commet à nouveau des comédies moisies du bulbe et un giallo a priori introuvable en DVD (Perversion story). Il enchaîne à celui-ci la même année - 1969 - ce Béatrice Cenci.

Amusant dès la première minute ce DVD : des personnages, en particulier des catins, semblent parler, dommage que la piste soit muette... S'ensuivra un défilé de bourreaux capuchés, de chants grég-horror-iens, de supplices abominables, un patriarche avare et blasphémateur (Georges Wilson ou LA gueule de l'emploi...!), cruel qui sait occuper ses chiens avec le petit personnel, un amour impossible, des complots, des trahisons... Tout ça livré au moyen de scènes brutales filmées avec un œil proverbialement pervers : écartèlement, mutilations au fer rouge, supplice de la roue, Torquemada lui-même serait à la fête...

Pour contrebalancer l'horreur visuelle, la Béatrice possède la diabolique et hautaine beauté dans le crime (rappelle par certains points Barbey d'Aurévilly et son Bonheur dans le crime, jette un œil là, curieux : Les Diaboliques de Jules Barbey d’Aurévilly (Editions de Crémille - 1971)) mais qu'en est-il si on la convie poliment à la question ? On fait moins la maligne là hein ?!  

Lucio aime toujours autant faire figurer quelques fesses et quelques seins que nous ne saurions voir s'il ne se faisait pas un malin plaisir de systématiquement les exhiber en bon salopiaud...! Sueur et sang sur la peau font un concours tandis qu'au (fin) fond on pourra lire une critique très sévère de la religion et de son appétit de richesses et de pouvoir, ce qui n'est jamais une mauvaise chose. Ce film méconnu devrait sortir de la semi-obscurité dans laquelle il est confiné depuis des lustres !

Et pour en savoir plus sur la saga Cenci, on peut aller faire un tour là:  Les Crimes célèbres d'Alexandre Dumas (François Beauval - 1969)

 

© GED Ω - 13/03 2013

Les mots-clés :

Quelques chroniques en vrac

sampler cd osmose black death thrash metal
james bond 007 aventure espionnage