Chroniques DVD
04
Fév
1999

Les étoiles évaluent le plaisir ressenti à la découverte des œuvres, rien à voir avec une quelconque note !

Genre : polar à la française


Scénar : le truand Max rencontre l’entreprenant Angelo qui demande un arbitrage au sujet d’un deal de drogue, mais l’affaire est en fait un prétexte. A cause d'une indiscrétion de Riton au sujet d’un énorme magot que lui et Max ont planqué, celui-ci se fait filer par les sbires d'Angelo. Juste avant une retraite bien méritée, Max est furax de ces vilaines manières mais quand Riton est brusquement enlevé, il faudra bien passer à l'offensive…


Paris la nuit, ses frichtis bien arrosés, ses danseuses,  mais aussi son milieu qui cause en un délicieux français d’antan caressé par de savoureux accents… Alors franchement, non, on ne peut pas lutter contre cette adaptation d’Albert Simonin pourtant vue mille fois, ni contre une bande d’acteurs pareille : Dora Doll (Quai des Orfèvres, Archimède le clochard, Mélodie en sous-sol…), Jeanne Moreau (Gas-oil, Ascenseur pour l'échafaud, Jules et Jim…), Dominique Davray (la Madame Mado des Tontons !!), Paul Frankeur (Les Enfants du paradis, Razzia sur la schnouf, Le Rouge est mis, Un singe en hiver…), Jean Gabin et surtout l’ex-lutteur - rien à voir avec Superman Lino Ventura 1 qui crève l'écran dans son premier film réalisé par Jacques Becker (Goupi mains rouges, Casque d'or, Ali Baba et les quarante voleurs, Les Aventures d'Arsène Lupin…).


Touchez pas au grisbi aborde le sempiternel sujet du conflit de générations, les affrontements entre jeunes et anciens vont loin ici et montrent aussi le problème du respect perdu, des belles manières qui s'oublient et des principes qui n’en ont plus pour longtemps. Car si un Max ne dit pas souvent bonjour, merci ou s'il-vous-plaît, il est encore paré de l’aura « respectable » du vieux milieu, nourrit une amitié solide et virile avec ses comparses et reste aussi un vrai tombeur.


Mais attention de ne pas trop défriser l’homme, car on peut entendre à force ses pensées fulminantes (comme ce sera plus tard le cas dans Le Pacha à propos du grand Monsieur Dalban, ou dans Les Tontons flingueurs pour Lino au sujet du geignard Mexicain) qui dégénèrent parfois, quand il le faut, mènent directement à des méthodes d'interrogatoire façon Carlingue, gare donc aux traîtres, aux balances et aux faux-jetons.


Un classique du film de gangsters français avec à noter de belles cascades de caisses pour l'époque.

1 voir L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville (avec Lino Ventura, Simone Signoret…) 1969

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